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Après la France, la Grande-Bretagne veut aussi interdire les voitures à essence et diesel (archives).

KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN

(sda-ats)

Le gouvernement britannique a annoncé mercredi vouloir mettre fin à la vente de voitures diesel ou essence à partir de 2040. Le ministre français de la transition écologique, Nicolas Hulot, a fixé le même objectif le 6 juillet pour la France.

"Nous ne pouvons pas continuer à utiliser des voitures diesel et à essence, pas seulement à cause des problèmes de santé que cela pose mais aussi parce que leurs émissions signifient une accélération du changement climatique, nuisent à notre planète et à la prochaine génération", a déclaré le ministre de l'Environnement Michael Gove sur la radio BBC 4.

L'objectif est de réduire la pollution au dioxyde d'azote ou NO2, produit en particulier par les voitures et camions. Le Royaume-Uni figure parmi les cinq pays mis en garde en février par la Commission européenne pour la qualité de leur air, avec la France et l'Allemagne.

Plus de 40'000 morts par an

Selon des chiffres officiels, cette pollution tue plus de 40'000 personnes par an dans le pays. Elle provoque également une épidémie de maladies respiratoires, en particulier chez les jeunes enfants. Face à ce constat et saisie par une organisation de défense de l'environnement, la Haute Cour de Londres avait intimé l'an dernier au gouvernement de revoir sa copie concernant les objectifs à atteindre.

Londres prévoit de consacrer 3 milliards de livres (3,4 milliards d'euros) pour son plan d'amélioration de la qualité de l'air, dont 255 millions destinés à aider les municipalités à prendre des mesures pour limiter la pollution automobile en particulier au diesel. Ce carburant émet trois fois plus de NO2 que l'essence.

Il pourra s'agir de "changer ou adapter la flotte de bus", a dit M. Gove mais aussi de restreindre la circulation dans certains secteurs urbains. Le ministre s'est en revanche dit opposé à l'introduction d'un péage spécifique, comme le prévoit le maire de Londres Sadiq Khan. Celui-ci avait annoncé en avril la création d'une zone à ultra basse émission à partir de 2019 à Londres.

Pas assez vite

Les annonces gouvernementales ont été accueillies fraîchement par le directeur général de l'Association des constructeurs et des vendeurs d'automobiles (SMMT) Mike Hawes. Ce dernier juge qu'elles risquent "d'affaiblir un secteur automobile britannique prospère si nous ne lui laissons pas assez de temps pour s'adapter".

Au contraire, l'organisation écologiste Greenpeace estime que Londres ne va pas assez vite. "Nous ne pouvons pas attendre près d'un quart de siècle pour agir vraiment face au problème urgent de santé publique causé par la pollution", déclare Areeba Hamid, une de ses porte-parole, dans un communiqué.

Elle a appelé le gouvernement à imiter la Norvège. Oslo ambitionne de cesser dès 2025 les ventes de nouvelles voitures équipées seulement d'un moteur à combustion.

ATS