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Critiquées pour leur incapacité à prévenir la catastrophe, les autorités ont ordonné la destruction de 78 immeubles considérés "à risque" dans la capitale.

KEYSTONE/AP/BEN CURTIS

(sda-ats)

Les opérations de secours dans les décombres de l'immeuble qui s'était effondré au soir du 29 avril à Nairobi ont pris fin samedi, à l'issue d'une semaine de recherches. Le bilan de la tragédie s'établit à 49 morts.

"Nous sommes arrivés à la fin de cette opération de recherche et de secours après avoir retrouvé les corps de 49 personnes mortes", a indiqué Pius Masai, chef de l'Unité nationale de gestion des catastrophes naturelles.

Au total 140 personnes ont été secourues, mais 47 restent toujours introuvables, a précisé M. Masai. Ce dernier coordonnait les opérations dans le quartier pauvre d'Huruma où a eu lieu la catastrophe, au nord-est de la capitale.

Pluies torrentielles

L'immeuble de six étages s'était affaissé en raison de pluies torrentielles et de la mauvaise qualité de la construction.

Livré il y a deux ans, le bâtiment avait été frappé d'un arrêté de démolition. Une décision qui n'avait été ni respectée par les propriétaires, ni mise en application par les autorités.

Près de 80 immeubles à détruire

Vivement critiquées pour leur incapacité à prévenir cette catastrophe, les autorités ont réagi de manière drastique en ordonnant la destruction de 78 immeubles considérés "à risque" dans la capitale.

Mais face aux protestations des habitants pris de court par cette annonce, le gouverneur de Nairobi, Evans Kidero, a suspendu samedi cette décision, le temps que les habitants trouvent un endroit où déménager.

Toutefois, la démolition de trois bâtiments qui avaient déjà été évacués près du lieu de la tragédie se poursuivra comme prévu.

Frères arrêtés, puis libérés

Deux frères, propriétaires de l'immeuble effondré, ont été arrêtés puis remis en liberté sous caution, tandis que les enquêteurs tentent de rassembler des preuves en vue de poursuites.

Plusieurs bâtiments se sont effondrés ces dernières années à Nairobi et dans d'autres villes du Kenya, pays en pleine euphorie immobilière.

La qualité des matériaux et les constructions tous azimuts sont régulièrement mises en cause, ainsi que la capacité de promoteurs peu scrupuleux à contourner la réglementation moyennant des pots-de-vin.

ATS