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La gauche a échoué lundi une fois de plus dans sa volonté d'accroître la transparence dans le financement des partis politiques. Le Conseil national a refusé, par 98 voix contre 68, de donner suite à une initiative parlementaire socialiste en ce sens.

Le texte demandait que les partis et autres groupements politiques soient tenus de présenter tous les trois mois un état détaillé de leurs comptes à un organe de contrôle chargé d'examiner leur financement ainsi que celui des campagnes. Cet organe, rattaché par exemple à la Chancellerie fédérale, devait notamment rendre publics les noms des donateurs ayant versé un montant d'au moins 10'000 francs.

La Suisse est le seul pays qui ne dispose d'aucune réglementation sur la transparence du financement des partis et des campagnes politiques. Pour l'organisation Transparency International, cette situation est celle d'un pays sous-développé qui peut faire beaucoup mieux, a argumenté en vain Margret Kiener Nellen (PS/BE).

Le plénum a suivi la majorité de la commission, qui estime que le texte proposé présente de nombreux inconvénients. La création d'un organe de contrôle entraînerait ainsi d'importantes charges administratives. Il ne serait en outre guère possible de vérifier l'exhaustivité et l'exactitude des comptes, a fait valoir Hugues Hiltpold (PLR/GE).

ATS