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La Suisse s'est montrée irritée par les propos du président français Nicolas Sarkozy lors du G20 à Cannes sur les efforts insuffisants de la Suisse en matière de fiscalité. Micheline Calmy-Rey a indiqué vendredi soir avoir convoqué l'ambassadeur de France.

"Nous avons été surpris et très mécontents, nous avons cité l'ambassadeur de France à Berne pour lui dire notre mécontentement de cette manière de faire", a déclaré la présidente de la Confédération dans l'émission "Pardonnez-moi" de la TSR, dont un extrait a été diffusé vendredi soir dans le 19:30.

"Antigua-et-Barbuda, La Barbade, Botswana, Brunei, Panama, Seychelles, Trinidad-et-Tobago, Uruguay et Vanuatu ne se sont pas dotés d'un cadre juridique adapté à l'échange d'informations fiscales", avait indiqué M. Sarkozy vendredi dernier. "La Suisse et le Liechtenstein ne sont pas encore qualifiés" parmi les pays qui ont mis en place un tel cadre, avait-il ajouté.

Argent taxé

"Notre réponse c'est de dire non, la Suisse a adopté les standards de l'OCDE et nous menons une politique d'argent taxé que nous poursuivons avec beaucoup de constance au travers des accords de double imposition", a souligné Mme Calmy-Rey. "Ce n'est pas amical du tout. Nicolas Sarkozy a probablement un problème avec nous, je ne sais pas lequel", a-t-elle supposé.

Réagissant aux propos du président français le lendemain sur les ondes de la Radio suisse romande, Pascal Saint-Amans, responsable de l'OCDE, avait déclaré qu'en terme de transparence, "la Suisse a fait des progrès importants qui ont été reconnus. Il est dommage qu'on ait pu dire que la Suisse est un paradis fiscal. Ce n'est pas le cas aujourd'hui".

ATS