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L'agence d'évaluation financière américaine Fitch a abaissé jeudi la note de la banque suisse UBS d'un cran, soit de "A+" à "A". De nombreux autres établissements, dont Credit Suisse, ont été placés sous surveillance et courent un danger similaire.

Fitch a pénalisé UBS en invoquant un "soutien décroissant de l'Etat", estimant qu'il n'y avait plus de raison pour que ce soutien soit perçu comme plus fort que pour son grand concurrent national, Credit Suisse, qui est noté "AA-".

Toutefois, "il y a une probabilité extrêmement élevée de soutien pour UBS de la part des autorités suisses, au moins tant que le secteur financier mondial ne se sera pas stabilisé et que des modalités de démantèlement, ordonnées en Suisse et ailleurs, ne seront pas mises sur pied", d'après Fitch.

Action en recul

L'action UBS a quelque peu souffert vendredi suite à l'annonce de l'abaissement de la note du numéro un bancaire suisse. Le titre a d'abord fortement réagi à la Bourse suisse, en décrochant de quelque 3%. Il s'est ensuite ressaisi et à la clôture, l'action valait 10,82 francs, soit une baisse de 0,92%.

La nouvelle n'a pas déstabilisé outre mesure les investisseurs. La dégradation est en fait la quatrième en cinq ans, la crise du crédit hypothécaire à risque aux Etats-Unis étant passé par là entre 2007 et 2009. Moody's et S&P en sont pour leur part toujours à "A+".

Pour Roman Sorg, de la Banque cantonale de Zurich, il n'y aura pas de conséquences graves suite à la dégradation de la solvabilité. Evidemment, les analystes vont certes passer au crible UBS, mais ils en ont déjà une image assez précise, a ajouté l'expert.

ATS