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Fitch a abaissé jeudi de trois crans la note de l'Espagne, qui tombe de A à BBB. L'agence d'évaluation financière l'a assortie d'une perspective négative, signifiant qu'elle pourrait à nouveau dégrader ce pays au coeur de la crise de la dette de la zone euro.

Parmi les raisons évoquées par Fitch figure le "coût budgétaire d'une restructuration et d'une recapitalisation du secteur bancaire espagnol", estimé à environ 60 à 100 milliards d'euros par l'agence dans son communiqué.

Dans une précédente étude publiée quelques minutes auparavant, Fitch avait évoqué une fourchette de 50 à 100 milliards. Sur la base d'un coût de 60 milliards, la dette publique brute de l'Espagne pourrait exploser à 95% du produit intérieur brut en 2015, explique l'agence.

En outre, "l'Espagne devrait rester en récession jusqu'à la fin de l'année et en 2013, alors que dans sa précédente prévision Fitch s'attendait à ce que son économie bénéficie d'une reprise modérée en 2013", ajoute-t-elle. La dette publique espagnole est désormais à deux crans d'être considérée comme spéculative.

Note des Etats-Unis menacée

Par ailleurs, Fitch a réitéré jeudi sa menace de dégrader la note souveraine des Etats-Unis l'an prochain si Washington ne parvient pas à réduire ses déficits et à mettre en place un plan de réduction de sa dette.

L'agence de notation a en revanche jugé que la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et d'autres pays bénéficiant de la note AAA disposaient de plans budgétaires "crédibles".

Ceci étant dit, Ed Parker, responsable des notes souveraines chez Fitch, a ajouté un peu plus tard qu'une sortie de la Grèce de la zone euro déclencherait le déclassement de plusieurs pays de l'Union économique et monétaire (UEM) et une surveillance négative des notes de l'ensemble des membres de l'UEM.

ATS