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Les tueries sont particulièrement récurrentes dans les écoles aux Etats-Unis: il y en a déjà eu 18 en 2018 en comptant celle du lycée Marjory Stoneman Douglas.

KEYSTONE/AP/GERALD HERBERT

(sda-ats)

Comment un ex-élève amateur d'armes et apparemment "déséquilibré" a-t-il pu perpétrer l'une des pires tueries dans un lycée étasunien? Les autorités républicaines, Donald Trump en tête, martelaient jeudi cette question, esquivant le débat sur les armes à feu.

Traits juvéniles, yeux clairs, visage sérieux: tous les écrans américains diffusaient le portrait de Nikolas Cruz, 19 ans, auteur mercredi de la pire tuerie dans une école étasunienne depuis celle de Sandy Hook, où 20 enfants et six adultes avaient péri en 2012.

Après une nuit d'interrogatoire par la police, le jeune homme a été inculpé jeudi de 17 meurtres avec préméditation, selon des documents de justice.

Suprémaciste blanc

Selon l'Anti-Defamation League (ADL), une association de lutte contre l'antisémitisme, il était membre d'un groupuscule d'extrême droite prônant la supériorité de la race blanche, "Republic of Florida". Il s'entraînait notamment au tir avec ses membres.

De son côté, un utilisateur de YouTube dit avoir alerté le FBI l'année dernière après avoir vu sur la plate-forme un message d'un utilisateur du nom de Nikolas Cruz - le patronyme du principal suspect de la fusillade de Parkland - menaçant de commettre une fusillade dans un lycée.

La police fédérale américaine a confirmé avoir reçu un signalement concernant ce commentaire en septembre 2017, "mais n'a pas été capable d'identifier avec plus de précision la personne qui a posté ce commentaire".

Renvoyé pour raisons disciplinaires

Renvoyé du lycée Marjory Stoneman Douglas de Parkland, dans le sud-est des Etats-Unis, pour raisons disciplinaires, Nikolas Cruz a choisi la Saint-Valentin pour commettre son massacre.

Les 17 victimes mortelles de ce jeune homme lourdement armé, enseignants et élèves, n'ont pas encore été toutes identifiées. Dix-sept blessés ont été hospitalisés, selon un bilan actualisé, parmi lesquels deux sont ensuite décédés.

Mutisme sur les armes à feu

Donald Trump a annoncé qu'il se rendrait sur place "pour rencontrer les familles (...) et continuer à coordonner la réponse fédérale". Le milliardaire n'a à aucun moment prononcé les mots "arme à feu", alors que le tireur a utilisé une arme semi-automatique.

Il a en revanche promis de s'attaquer au "difficile problème des maladies mentales". "Si vous avez besoin d'aide, tournez-vous vers un professeur, un membre de votre famille, un agent de police local ou un responsable religieux. Répondez à la haine par l'amour, répondez à la cruauté par la gentillesse", a-t-il également déclaré.

Donald Trump a promis de renforcer la sécurité dans les établissements scolaires et a prévu une réunion avec les gouverneurs des Etats pour examiner ce dossier.

Elèves prostrés

Des images filmées dans une salle de classe pendant l'assaut, probablement par un élève, donnent une petite idée de la terreur qui s'est emparée du complexe scolaire.

On y entend des coups de feu à cadence très rapprochée, caractéristiques d'un semi-automatique et on y voit des élèves prostrés sous leur bureau ou allongés en silence, tandis que des hurlements s'élèvent plus loin.

"Solitaire"

Selon un lycéen, Nicholas Cokes, Cruz était un "solitaire" qui avait quitté l'établissement il y a quelques mois pour emménager dans le nord de l'Etat après la mort de sa mère.

Nikolas Cruz avait posté sur les réseaux sociaux des messages "très alarmants", a souligné le shérif et des images sur Instagram présentées par plusieurs médias comme le compte du tireur - avant qu'il ne soit désactivé - montraient un homme au visage masqué, avec des couteaux ou encore l'image d'un fusil à pompe.

"Nous n'avons reçu aucun avertissement, aucune indication", a pourtant précisé Robert Runcie, le proviseur du lycée.

Dernier drame d'une longue série

Le drame survenu mercredi est le dernier d'une longue série de fusillades ayant ensanglanté les Etats-Unis ces dernières années. Les tueries sont particulièrement récurrentes dans les écoles: il y en a déjà eu 18 en 2018 en comptant celle du lycée Marjory Stoneman Douglas. Mais à chaque fois, le débat sur les armes à feu tourne court.

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ATS