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Le décompte des voix a commencé.

KEYSTONE/EPA/ERNEST HENRY

(sda-ats)

Les Sierra-Léonais se sont déplacés en nombre mercredi pour élire leur nouveau président. Les principaux candidats ont promis le changement des pratiques politiques et des conditions de vie dans ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest, gangrené par la corruption.

Tout au long de la journée, de longues files d'électeurs ont attendu patiemment leur tour dans la capitale, Freetown. Les principaux candidats ont voté pendant la matinée. Les quelque 2700 bureaux de vote ont fermé comme prévu à partir de 17h00 (18h00 en Suisse) pour des scrutins présidentiel, législatif et communal, où plus de 3,1 millions d'inscrits étaient appelés aux urnes. De premiers résultats partiels sont attendus dans les 48 heures.

Si aucun candidat n'obtient 55% des voix, un second tour sera organisé dans un mois. Une hypothèse d'autant plus probable que le président sortant, Ernest Bai Koroma, ne peut se représenter après deux mandats de cinq ans. Son ancien ministre des Affaires étrangères, Samura Kamara, 66 ans, assume l'héritage et porte les couleurs du parti au pouvoir, l'APC.

Face à lui, le SLPP, principale formation de l'opposition, présente de nouveau l'ancien général Julius Maada Bio, battu par M. Koroma en 2012. "Jusqu'à présent, les opérations se déroulent pacifiquement et je suis satisfait de l'organisation", a déclaré M. Bio après avoir voté, prévenant qu'il n'accepterait "que des élections libres, justes et crédibles".

Il risque cette fois de perdre des électeurs au profit d'un ancien dirigeant de son parti, Kandeh Yumkella, qui se présente à la tête d'une nouvelle formation, la Grande coalition nationale (NGC). Ce "troisième homme" pourrait jouer le rôle de faiseur de roi en cas de second tour.

Deux arrestations

Le vote s'est généralement déroulé dans le calme. Mais deux personnes ont été arrêtées à la suite d'une altercation entre partisans de l'APC et du SLPP à Freetown, a indiqué la police. Le NGC a lui dénoncé des "tentatives de votes multiples" et des "bulletins de vote manquants" à Port Loko et Tonkolili, fiefs du parti au pouvoir.

Plus de 250 observateurs de l'Union africaine (UA), de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), de l'Union européenne (UE) et du Commonwealth ont été déployés. Dans un communiqué conjoint, ils ont appelé les forces de l'ordre à "faire preuve de professionnalisme" et les candidats à "s'abstenir de toute acte de violence ou d'intimidation".

Véhicules interdits

Invoquant le risque de violences, le gouvernement a interdit la circulation des véhicules privés le jour du vote. Une mesure critiquée par l'opposition qui y voit une tentative de réduire la participation de ses électeurs.

Le bilan de l'administration sortante est contrasté. Si elle est parvenue à attirer les investisseurs pour reconstruire le pays dévasté par la guerre civile (1991-2002) qui a fait quelque 120'000 morts, l'économie reste dans un état préoccupant après les chocs de l'épidémie d'Ebola en 2014-2016, de la chute des cours mondiaux des matières premières et la corruption a continué à prospérer.

Les conditions de vie de la plupart des habitants restent précaires, alors que le sous-sol regorge de richesses, notamment de fer et de diamants.

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ATS