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Marqué par la disparition de L'Hebdo, le cinéaste en a fait le fil rouge de son film "Le Printemps du journalisme" (archives).

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

(sda-ats)

Le réalisateur vaudois Frédéric Gonseth signe "Le printemps du journalisme", un documentaire sur la crise de la presse en Suisse. Le cinéaste veut croire à la survie du travail journalistique: "Les graines peuvent repousser".

Restructurations, suppressions de postes, pertes des revenus publicitaires au profit des sites d'annonce vers lesquels se tournent les grands éditeurs: dans son film documentaire, Frédéric Gonseth, 67 ans, dépeint la crise que subissent les médias suisses. Il est actuellement projeté dans différentes villes romandes.

Dans une interview parue vendredi dans La Liberté et les journaux partenaires, le réalisateur pointe du doigt une menace réelle, qui met en danger à la fois un corps de métier et la démocratie directe. La disparition de L'Hebdo, qui a fortement marqué le cinéaste, constitue le fil rouge du film de 72 minutes.

Message printanier

Mais, comme le dit son nom, "Le printemps du journalisme" laisse aussi place à l'espoir. Le cinéaste veut croire à la survie du travail journalistique. "C'est un cycle de vie (...) c'est l'hiver dans les rédactions", affirme-t-il dans La Liberté. "Mais il y a encore des gens qui y croient. Le lectorat notamment, qui se sent certes dépassé, mais qui n'a pas disparu. Il faut réagir, les graines peuvent repousser".

Selon lui, il existe déjà des exemples sains dans leur formule de financement qui offrent des pistes intéressantes. La solution mixte adoptée par La Liberté - "avec un engagement conjoint de la rédaction, des politiques et des propriétaires" - en est une, dit M. Gonseth.

Pas d'aide directe

Cependant, "l'aide directe n'est pas souhaitable", souligne le réalisateur. "Le critère principal de toute intervention pour sauver la presse, c'est de sauver son indépendance. Avec une non-intervention des donateurs sur le contenu éditorial".

Dans ce sens, M. Gonseth copréside l'Association pour le financement du journalisme (Fijou), créée fin octobre. Elle se charge de chercher de l'argent et de le distribuer aux médias en difficulté. L'argent récolté proviendrait de diverses sources: cantons et villes romands, Loterie romande, financement participatif ("crowdfunding").

Par ailleurs, "les jeunes pousses" sont là et n'attendent que de grandir, affirme le Vaudois. Avec leur énergie, les jeunes vont apporter une nouvelle vision, estime-t-il. Mais pour trouver une solution efficace, ils auront besoin de l'expérience des anciens.

Cinéma suisse menacé

Dans l'immédiat, c'est la votation sur "No Billag" qui inquiète M. Gonseth. Un "oui" le 4 mars aurait des conséquences plus graves pour la SSR, mais aussi le cinéma suisse - financé pour un tiers par la télévision - serait touché, affirme-t-il. "Notre cinéma perdrait son principal canal de diffusion auprès du public, ce qui est plus précieux que l'argent".

Si "No Billag" est accepté, "cela donnera un signal politique désastreux. L'information ne sera plus quelque chose qui concerne la collectivité", souligne aussi le cinéaste vaudois.

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ATS