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Le débat du 3 mai dernier avait déjà suscité les émotions. De nombreux citoyens et journalistes étaient venus suivre le bras-de-fer du Parlement thurgovien, à Frauenfeld (archives).

KEYSTONE/WALTER BIERI

(sda-ats)

L'enseignement du français à l'école primaire occupe à nouveau le Parlement thurgovien mercredi matin. L'issue de ce débat de 2e lecture s'annonce incertaine. Le 3 mai, les députés avaient maintenu le nouveau paragraphe de la loi prévoyant la suppression du français.

Il y a un mois, le Grand Conseil a voté le maintien du paragraphe controversé à une majorité de 64 voix contre 53. L'UDC, les Verts, le PDC et l'UDF avaient majoritairement soutenu le renvoi du français au secondaire. Le PLR, le PS, une minorité démocrate-chrétienne, les Vert'libéraux, le PBD et le PEV avaient bataillé en vain.

Ultime baroud de l'exécutif

Deux nouveaux éléments pourraient toutefois apporter de l'eau au moulin des partisans du français à l'école primaire. Dans une ultime tentative de renverser l'avis du Parlement, le gouvernement a annoncé mi-mai l'introduction de mesures visant à faciliter l'enseignement du français.

Ces mesures ne sont pas nouvelles et le gouvernement en avait déjà informé le Parlement dans le cadre de la première lecture. L'exécutif les a toutefois maintenant concrétisées. Elles entreront en vigueur lors de l'année scolaire 2018/19, si le français n'est pas repoussé au secondaire.

Une importante mesure est la généralisation de l'enseignement en demi-classe. Tous les élèves profiteront d'au moins une période d'enseignement de français en petit groupe, mais en règle générale de deux périodes au cours des 5e et 6e années. Actuellement, seules 42% des classes sont concernées.

Par ailleurs, la dispense pour les élèves en difficulté sera facilitée et du nouveau matériel de cours viendra remplacer l'actuel, critiqué. Enfin, les notes en langues étrangères ne compteront plus directement pour l'affectation aux différents niveaux de l'école secondaire, mais seront simplement intégrées dans l'appréciation générale de l'élève.

"Non" zurichois

Autre nouveau paramètre: le refus du peuple zurichois, le 21 mai dernier, de ne garder qu'une seule langue étrangère à l'école primaire. Il est toutefois difficile de dire si le "non" du puissant voisin va faire changer d'avis certains parlementaires par peur que la Thurgovie fasse cavalier seul en matière d'enseignement des langues étrangères.

Le vote final sur la nouvelle loi scolaire est agendé au 28 juin. Les citoyens auront sans doute le dernier mot. Il suffira que 30 députés se prononcent pour la tenue d'un référendum.

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ATS