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Supprimer une langue étrangère du programme de l'école primaire coûterait cher au canton, prévient le gouvernement lucernois (photo symbolique).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

S'ils décident d'éjecter, le 24 septembre prochain, une langue étrangère du programme de l'école primaire, les Lucernois condamneraient automatiquement l'anglais. Le gouvernement cantonal souligne que le français serait maintenu au nom de la cohésion nationale.

"Nous serions contraints de renvoyer l'enseignement de l'anglais à l'école secondaire", a expliqué mardi face aux médias le directeur lucernois de l'éducation Reto Wyss (PDC). Opposé à l'initiative populaire "Une langue étrangère à l'école primaire", le Conseil d'Etat lucernois prend ainsi fait et cause pour le français, comme l'avait fait le gouvernement zurichois face une initiative similaire rejetée par les citoyens en mai dernier.

Retombées coûteuses

Un "oui" à l'initiative lucernoise coûterait des millions de francs au final, prévient Reto Wyss. Il faudrait en effet adapter le plan d'études scolaires et la grille d'enseignement hebdomadaire aux niveaux primaire et secondaire. D'autres facteurs de coûts seraient inévitables: la mise au point de nouveaux manuels d'enseignement et la formation continue des enseignants concernés.

Egalement rejetée par le parlement lucernois, l'initiative entend renforcer les compétences des élèves en allemand et dans les mathématiques. Les initiants - un comité interpartis - souhaitent en principe reléguer le français à l'école secondaire, mais leur texte ne l'exige pas explicitement. Ils invoquent que l'anglais est enseigné avant le français à Zurich et en Suisse orientale.

Tentatives avortées jusque-là

Des initiatives similaires ont été déposées aux Grisons et à Bâle-Campagne. Dans ce dernier canton, il s'agit toutefois de supprimer l'anglais.

En 2015, les Nidwaldiens avaient rejeté à une majorité claire de 61,7% un texte de l'UDC demandant la suppression d'une langue étrangère au primaire. Le gouvernement avait au préalable indiqué qu'en cas de "oui", le français passerait à la trappe.

Ces dernières années, la volonté du parlement thurgovien de supprimer l'enseignement du français à l'école primaire a fait couler beaucoup d'encre. Il a finalement renoncé à cette mesure en juin dernier en seconde lecture après l'avoir approuvée un mois plus tôt, suite à une motion approuvée en ce sens en 2014.

Principe daté de 2004

Le principe de l'enseignement de deux langues étrangères à l'école primaire, dont une langue nationale, date de 2004. La Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique avait alors adopté ce modèle.

La décision avait alors déjà causé une levée de boucliers dans les cantons alémaniques. Dans plusieurs d'entre eux (Zoug, Schaffhouse, Thurgovie, Zurich), des initiatives visant à supprimer une des deux langues avaient été refusées par le peuple.

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ATS