Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

François Fillon a été entendu mardi matin par les juges (archives).

KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA

(sda-ats)

François Fillon a été inculpé mardi pour "détournements de fonds publics", à moins de six semaines du premier tour de la présidentielle française. Il est empêtré depuis des semaines dans les soupçons d'emplois fictifs de son épouse et de ses enfants.

L'ancien Premier ministre avait lui-même annoncé qu'il était convoqué le 15 mars par les trois juges chargés du dossier. Mais "la mise en examen est intervenue ce matin. L'audition a été avancée pour qu'elle se déroule dans des conditions de sérénité", a déclaré son avocat, Me Antonin Levy.

Le candidat conservateur a été inculpé notamment pour "détournement de fonds publics", "recel et complicité d'abus de biens sociaux" et "manquement aux obligations déclaratives à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique", a confirmé une source judiciaire. Le chef de "trafic d'influence" n'a pas été retenu.

Les juges ont donc estimé qu'il existait des "indices graves et concordants" après plusieurs semaines d'auditions et de perquisitions déclenchées par des soupçons d'emplois fictifs au bénéfice de son épouse et de ses enfants.

Fillon reste candidat

François Fillon a plusieurs fois dit que cette inculpation ne le détournerait pas de sa course vers l'Elysée, malgré sa promesse initiale de se retirer en cas d'ennuis judiciaires. Celle-ci intervient à seulement trois jours de la fin du dépôt officiel des parrainages requis pour tous les candidats à l'élection présidentielle.

C'est la première fois qu'un candidat majeur sous le coup d'une inculpation va se présenter à l'élection présidentielle française.

M. Fillon a dénoncé "une chasse à l'homme". Il a continué à mener campagne en essayant de recentrer le débat sur son programme politique. Lors d'une rencontre mardi après-midi avec les chasseurs, il a tout juste déploré dans son discours que les "balles volent bas" dans la campagne.

L'affaire Penelope

L'emploi de son épouse Penelope comme assistante parlementaire, de 1986 à 2013 avec des interruptions, a été révélé fin janvier par le Canard enchaîné. Il est au coeur de ce dossier qui focalise depuis des semaines l'attention des médias et de l'opinion, occultant les enjeux du scrutin organisé les 23 avril et 7 mai.

Si la pratique d'employer des membres de sa famille n'est pas interdite en France, le soupçon d'emploi fictif et les sommes totales en jeu (680'000 euros nets, soit 729'000 francs) issus notamment de deniers publics ont durement écorné l'image du candidat. M. Fillon s'était présenté en champion de la morale en politique au début de la campagne.

D'autant que des révélations se sont encore succédé ces derniers jours. Le Journal du Dimanche a écrit que des factures de plusieurs milliers d'euros de l'homme politique chez un tailleur parisien du groupe de luxe Berluti (LVMH) avaient été réglées par un homme d'affaires à l'identité non révélée.

Virements de ses enfants

Mardi, Le Parisien a révélé que deux enfants du couple Fillon avaient versé à leurs parents une part importante des rémunérations perçues en tant qu'assistants parlementaires de leur père, au Sénat, entre 2005 et 2007.

Marie Fillon a notamment reçu 46'000 euros pour le travail qu'elle dit avoir assuré auprès de son père au Sénat. Elle a effectué en parallèle des virements pour un montant total de 33'000 euros sur le compte bancaire de ses parents.

Marie Fillon et son frère Charles ont confirmé avoir "remboursé" des fonds avancés à l'une pour son mariage, à l'autre pour son logement.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

ATS