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Le président français François Hollande a assuré lundi son homologue égyptien Abdel Fattah Al-Sissi de sa volonté de renforcer les relations économiques entre la France et l'Egypte. Il s'agit d'un pays-clé dans la résolution des crises régionales, selon lui.

"Ce qui est en jeu, ce sont bien sûr les échanges, la croissance, le commerce, l'investissement, mais aussi la stabilité, la sécurité, le développement, non seulement de l'Egypte, mais de toute la région. C'est le sens que je veux donner à cette rencontre", a affirmé M. Hollande en inaugurant avec M. Sissi un forum d'entreprises au deuxième jour de sa première visite d'Etat en Egypte.

"La France est le 6e investisseur étranger en Egypte" et "nous avons l'intention de gravir encore quelques marches", a ajouté le chef de l'Etat français, accompagné d'une trentaine de chefs d'entreprises.

Le président Sissi a, de son côté, fait valoir que son pays "oeuvrait sérieusement pour instaurer un climat d'investissement attractif pour les entreprises étrangères". Il a rappelé que "les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint près de 2,58 milliards d'euros en 2015" et souligné que la France était "l'un des dix pays qui investissent le plus en Egypte", à hauteur de 4,3 milliards d'euros.

Fournisseur d'armes

De nouveaux contrats devaient être signés lundi, a indiqué l'entourage de M. Hollande sans plus de précisions. Ils pourraient concerner l'industrie de défense.

Paris est l'un des principaux fournisseurs d'armes au régime de M. Sissi, qui lui a notamment acheté en 2015 24 avions de combat Rafale, une frégate multi-missions, des missiles et les deux navires Mistral dont Paris avait annulé la vente à la Russie en raison de la crise ukrainienne.

Les deux chefs d'Etat ont déjà assisté dimanche à la signature de 18 contrats et protocoles d'ententes notamment dans les domaines de l'énergie et du transport. Un consortium emmené par Vinci et Bouygues a remporté l'extension d'une ligne du métro du Caire pour 1,2 milliard d'euros. Lundi matin, le président français a visité ce chantier.

Résoudre les crises

Sur un autre thème plus délicat, M. Hollande a fixé la ligne française dans le domaine des droits de l'Homme devant un parterre de chefs d'entreprises français et égyptiens. Il avait déclaré dimanche devant un chef de l'Etat égyptien visiblement très contrarié que les droits de l'Homme sont "aussi une façon de lutter contre le terrorisme".

"La France a toujours des principes, des règles, des valeurs", a indiqué lundi le président français, soulignant toutefois l'importance d'assurer "la sécurité et le développement". "C'est le sens de la relation que nous avons nouée avec l'Egypte", a-t-il ainsi affirmé, évoquant "le contexte du Moyen-Orient" marqué par "un terrorisme qui frappe dans cette région mais aussi en Europe".

"L'Europe et le Moyen-Orient doivent travailler ensemble à la résolution des crises, c'est ce que font l'Egypte et la France", a soutenu M. Hollande.

ATS