Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

François Hollande s'est prononcé lundi soir pour l'instauration d'un taux d'imposition de 75% pour les Français qui gagnent plus d'un million d'euros par an. Il s'est autoproclamé adversaire de la "richesse indécente".

"J'ai appris les progressions considérables des rémunérations des patrons du CAC 40, deux millions d'euros par mois en moyenne. Comment l'accepter?", a dit le candidat socialiste à l'élection présidentielle lors de l'émission "Parole de candidat" sur TF1. Son programme prévoyait la création d'une tranche d'imposition de 45% pour les revenus de 150'000 euros par part.

Le candidat socialiste a défendu "une règle simple: les revenus du capital doivent être taxés comme les revenus du travail". "Au-dessus d'un million d'euros (par an), le taux d'imposition sera de 75%", a-t-il déclaré.

Le gouvernement a fait supprimer en juillet le "bouclier fiscal" qui avait été renforcé en juillet 2007 afin de plafonner l'imposition à 50% des revenus. Ce dispositif était vivement critiqué par l'opposition, qui le qualifiait "de cadeau fait aux riches", mais également par une partie de la majorité.

Contre la "richesse indécente"

En fin de débat sur TF1, François Hollande a dit regretter une phrase prononcée par le passé dans laquelle il affirmait qu'il "n'aimait pas les riches". "Cette formule était trop rapide", a-t-il reconnu.

"Ce que j'apprécie c'est le talent, le travail, le mérite, tous ceux qui ont réussi à créer et à permettre à la France d'avancer", a-t-il expliqué. "Ce que je n'accepte pas, c'est la richesse indécente. C'est des rémunérations qui n'ont pas de rapport avec le talent, l'intelligence ou l'effort", a poursuivi le candidat PS.

"Ce que je n'accepte pas, c'est le scandale d'un certain nombre de stock options ou de 'retraites-chapeau', de tout ce qui fait que les Français ont le sentiment que c'est trop injuste, trop inégal". "Ce que je veux être, c'est le président de la justice", a conclu François Hollande.

ATS