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Le président français François Hollande a atterri à Kaboul vendredi pour une visite surprise de plusieurs heures en Afghanistan. Il doit se rendre auprès des troupes françaises pour leur "expliquer" pourquoi il a décidé d'accélérer le retour des soldats, selon son entourage.

M. Hollande a assuré dès son arrivée sur sol afghan que ce retrait serait "ordonné et coordonné". Le désengagement sera mis en oeuvre "en bonne intelligence avec nos alliés", notamment avec le président américain Barack Obama, a ajouté M. Hollande depuis la base de Nijrab, en Kapisa.

Selon son entourage, le président français, qui est aussi chef des armées, a tenu à se rendre en Afghanistan pour "expliquer lui-même" aux soldats français pourquoi il avait décidé d'anticiper leur retrait, un an avant la date prévue par son prédécesseur Nicolas Sarkozy et deux ans avant celui du reste de la force de l'OTAN.

Le chef de l'Etat est accompagné sur place de Jean-Yves Le Drian et Laurent Fabius, ministres de la Défense et des Affaires étrangères et de l'amiral Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées. M. Hollande se rend pour la première fois en Afghanistan depuis son élection le 6 mai dernier.

Visite aux soldats

M. Hollande doit rendre hommage aux "83 soldats français tombés en faisant leur devoir, en combattant le terrorisme et en servant la paix", a précisé vendredi matin un communiqué diffusé par l'Elysée.

Il rencontrera aussi son homologue afghan Hamid Karzaï. Le chef de l'Etat français "réaffirmera son attachement aux liens d'amitié entre la France et l'Afghanistan et son souhait, après le retrait des forces combattantes françaises, de poursuivre avec ce pays une coopération de long terme dans le cadre du traité d'amitié et de coopération signé en janvier dernier", conclut l'Elysée.

Il y a actuellement 3550 soldats français en Afghanistan, pour la plupart basés en Kapisa, la dernière province afghane contrôlée par la France, dans une zone très instable du nord-est du pays.

ATS