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Chaque véhicule à moteur circulant sur les routes françaises, à l'exception des cyclomoteurs, devra être équipé d'un éthylotest chimique ou électronique à partir de dimanche. Une amende de 11 euros sera perçue dès le 1er novembre et concernera également les automobilistes suisses.

Les conducteurs, aussi bien français qu'étrangers, devront donc acquérir au moins un éthylotest chimique ou un électronique. En Suisse, les éthylotests peuvent être achetés dans les points de contact des sections du TCS, mais également en pharmacie et dans certaines grandes surfaces.

"La loi dit qu'il faut un éthylotest en état de fonctionnement, mais notre préconisation, lorsqu'il s'agit d'éthylotests chimiques, est d'en avoir toujours deux", au cas où le conducteur en utiliserait un avant de prendre le volant et se ferait contrôler par la police dans la foulée, expliquait récemment le délégué interministériel à la Sécurité routière Frédéric Péchenard.

Hollande sceptique

"L'alcool est depuis 2006 la première cause de mortalité sur les routes" françaises - près d'un tiers des tués, "un taux pratiquement inchangé depuis 10 ans" et "bien supérieur" à l'Angleterre (17%) ou l'Allemagne (10%), à consommation d'alcool quasi égale, souligne la Sécurité routière française.

Selon un sondage Ifop à paraître dans "Dimanche Ouest France", 57% des personnes interrogées disent ne pas avoir d'éthylotest dans leur voiture pour le moment. 51% affirment vouloir en acheter un "très prochainement".

"Mesurette"

Dans un sondage Ifop publié le 3 mars, deux tiers des Français (66%) se déclaraient favorables à la mesure. Celle-ci a été accueillie avec scepticisme par les associations d'usagers et de victimes de la route, dont certaines ont raillé une "mesurette".

Même le président François Hollande l'a jugée "pas toujours adaptée", dans un courrier envoyé aux associations durant la campagne présidentielle, car "la grande majorité des accidents est le fait de conducteurs qui savent être au-dessus de la limite légale".

ATS