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Après avoir autorisé la corrida, le Conseil constitutionnel français se penche mardi sur une autre tradition controversée : les combats de coqs. Ils sont toujours en usage dans certaines régions, malgré l'opposition des défenseurs des animaux.

Le Conseil a été saisi par l'avocate de deux habitants de la Réunion, île française de l'Océan indien. Ils sont poursuivis en justice pour avoir ouvert mi-2012 un nouveau lieu de combats de coqs dans leur quartier, alors qu'une loi interdit l'ouverture de nouveaux gallodromes.

Le code pénal français, qui réprime les sévices et actes de cruauté envers les animaux, fait une exception pour les courses de taureaux et les combats de coqs "lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée". Contestée par les anticorrida, cette exception culturelle a été validée en septembre 2012 par les juges constitutionnels. La question des combats de coqs n'avait alors pas été soulevée.

"L'enjeu de cette audience, c'est la reconnaissance de l'égalité entre deux traditions locales. Elles peuvent être contestées par les défenseurs des animaux, mais à partir du moment où la loi reconnaît une exception pour les courses de taureaux et les combats de coqs, il n'y a pas de raison d'instaurer une différence de traitement entre ces deux traditions", a fait valoir auprès Me Fabienne Lefèvre.

Pratique controversée

La pratique des combats de coqs, qui remonterait à l'Antiquité, s'est répandue au cours des siècles sur tous les continents, où elle sert souvent de support de paris. Sélectionnés pour leur combativité par des éleveurs ou coqueleux, les animaux s'affrontent au centre d'un espace circulaire dans une salle appelée gallodrome.

Mais l'organisation de ces combats est devenue très controversée avec le temps, en raison notamment des mutilations ou de la mort des animaux, dont les ergots sont parfois rabotés et remplacés par une lame ou une pointe métallique. La majorité des pays occidentaux condamnent désormais cette pratique encore très prisée dans certaines régions dont l'Asie du Sud-Est ou l'Amérique du Sud.

En France, ces combats ne sont autorisés que dans certaines localités où la tradition est ancrée. C'est le cas dans le nord du pays, où l'on compte plus d'un millier de coqueleurs et une cinquantaine de gallodromes, ainsi qu'à la Réunion, en Guyane, aux Antilles et en Polynésie.

ATS