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Entre 5000 et 6000 protestataires cheminots et fonctionnaires à Marseille, près du Vieux-Port, pour dénoncer les réformes Macron.

KEYSTONE/AP/CLAUDE PARIS

(sda-ats)

"Public + privé + étudiants": des milliers de manifestants ont défilé jeudi en France, tentant de dresser un front commun contre les réformes d'Emmanuel Macron. Le président est vivement critiqué à quelques semaines de son premier anniversaire au pouvoir.

"Tous ensemble, tous ensemble, grève générale!", scandaient à Paris des étudiants derrière une banderole affirmant: "Public + privé + étudiants, ensemble, stoppons les régressions sociales". "On est traversés par les mêmes problématiques... , et ce dans tous les secteurs réunis aujourd'hui", abondait Mireille Stivala, responsable du syndicat CGT Santé.

"Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, cette société-là, on n'en veut pas", répétaient en choeur 5700 protestataires à Marseille (sud), selon un comptage du cabinet Occurrence.

Sous le slogan "Convergence des luttes !", les syndicats CGT, premier de France, et Solidaires, tentaient ainsi une journée de mobilisation interprofessionnelle la plus large possible, avec 133 manifestations tenues en France, afin de fédérer les mécontentements qui perdurent depuis plusieurs semaines contre la vague "néolibérale".

Les transports ferroviaires sont largement perturbés depuis début avril, avec deux jours de grève tous les cinq jours à la SNCF. Conséquences pour la Suisse: seules quatre liaisons ont été assurées entre les deux pays, deux allers-retours Paris-Zurich, un aller-retour Paris-Lausanne et un aller-retour Paris-Genève. Sur la ligne Genève-Marseille, un seul aller et un seul retour ont été maintenus.

Durcissement du conflit

L'opérateur ferroviaire français est secoué par un mouvement de protestation contre la réforme du rail qui met notamment fin à la garantie d'emploi pour les nouveaux cheminots.

Le gouvernement a réaffirmé jeudi que cette réforme est "nécessaire" et sera "conduite jusqu'à son terme", après un nouveau durcissement du conflit. Les syndicats ont en effet suspendu leur participation à la concertation avec la ministre exigeant plutôt de négocier avec le premier ministre Édouard Philippe.

D'autres arrêts de travail concernent notamment les secteurs de l'énergie, des crèches et des écoles, et s'ajoutent à la fronde des étudiants. Quatre universités sur environ 70 sont totalement bloquées par des étudiants opposés à la loi réformant l'accès à l'université, accusée d'introduire la "sélection".

La CGT isolée

A Air France, le conflit se durcit, pour des revendications salariales cette fois et non contre une réforme Macron: après neuf jours de grève depuis février, les syndicats ont appelé à "accentuer" le mouvement.

L'appel à la "convergence des luttes" de jeudi reste de plus pour l'instant isolé, les autres syndicats refusant de s'y joindre.

"Difficile d'imaginer pour l'instant qu'un mouvement interprofessionnel puisse naître de l'initiative de la seule CGT", juge le quotidien de gauche Libération. "La CGT joue son va-tout", en conclut Le Figaro, d'autant plus que le nombre de grévistes est en baisse à la SNCF par rapport au début du mouvement.

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ATS