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Le scandale de corruption dans la police marseillaise a pris une nouvelle dimension lundi. Dix-huit nouvelles suspensions ont été annoncées dans la brigade anti-criminalité (BAC), portant à 30 le total des suspensions dans ce service.

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a prononcé vendredi la dissolution de l'équipe de jour de la BAC Nord de Marseille, composée de 70 policiers. Plusieurs d'entre eux sont soupçonnés d'avoir volé et extorqué de l'argent et de la drogue à des dealers.

Sept d'entre eux avaient été écroués et cinq autres placés sous contrôle judiciaire après leur mise en examen (inculpation) vendredi soir.

"Gangrène"

"Les faits pour lesquels ils sont poursuivis sont d'une exceptionnelle gravité". "S'ils sont avérés", ils "portent atteinte à l'honneur et à la probité dont doivent être porteurs celles et ceux qui assurent la sécurité de nos concitoyens", avait déclaré le ministre.

Le procureur de la République avait évoqué une véritable "gangrène" au sein du service de police concerné et "une affaire lourde, loin d'être terminée". "Il est envisageable que d'autres personnes soient impliquées pénalement", avait-il dit.

La procédure administrative prise lundi à l'encontre des 18 fonctionnaires "ne présage en rien de leur culpabilité dans l'affaire en cours", a estimé un représentant du syndicat de policiers Alliance.

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ATS