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Attaqué cette fois par le centriste François Bayrou, François Fillon va devoir rattraper son retard dans les intentions de vote (archives).

KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA

(sda-ats)

A peine remis en selle, le candidat de la droite à la présidentielle française François Fillon doit parer des attaques venues du centre. Et il reste en retard dans les intentions de vote sur ses adversaires Marine le Pen et Emmanuel Macron.

Après une nouvelle salve de révélations dans la presse, c'est le patron du MoDem François Bayrou qui a ouvert les feux. Il a accusé François Fillon, déjà fragilisé par le feuilleton médiatique sur les soupçons d'emplois fictifs dont sa famille aurait profité, d'être sous influence des "puissances d'argent".

BFM Business a révélé mercredi que M. Fillon avait reçu de la compagnie d'assurance Axa 200'000 euros par l'intermédiaire de sa société 2F Conseil en 2012-2014. L'ex-PDG d'Axa Henri de Castries est aujourd'hui un de ses conseillers.

"Jamais dans l'histoire de la République un candidat aux plus hautes fonctions, à la présidence de la République, n'a été ainsi sous l'influence des puissances d'argent", a réagi François Bayrou sur France 2. "Ce que je vois aujourd'hui est une menace telle sur notre démocratie que je n'hésiterai pas à prendre mes responsabilités. Je ne laisserai pas faire ce qui est en train de se faire."

Ces propos ont relancé les spéculations sur une éventuelle candidature à la présidentielle du dirigeant centriste, qui a déjà été trois fois candidat à l'Elysée. L'entourage de François Bayrou assure cependant qu'il n'a pas encore pris de décision, et qu'il dira ce qu'il en est "entre le 15 et le 20 février".

Faiseur de roi

"Il n'exclut toujours pas de faire un rassemblement avec une autre personnalité politique. Ça ne sera pas avec François Fillon, c'est sûr", précise-t-on de même source. François Bayrou n'est crédité par les sondages que de 4% à 5% des intentions de vote au premier tour de scrutin.

Mais ces voix du centre, que se disputent François Fillon et Emmanuel Macron, peuvent faire basculer l'élection. Sans compter l'impact symbolique que pourrait avoir la candidature - ou le soutien à un candidat - de François Bayrou.

La réaction des proches de François Fillon a été immédiate. Le secrétaire général des Républicains, Bernard Accoyer, a qualifié de "scandaleuses" les déclarations de François Bayrou. "On voit bien quel est le jeu de M. Bayrou. M. Bayrou nous annonce qu'il va être candidat et donc il veut faire parler de lui une nouvelle fois", a-t-il déclaré sur iTELE.

Le porte-parole de campagne du candidat de la droite Thierry Solère a pour sa part dit sur BFM TV vouloir rassurer le président du MoDem: "François Fillon n'est pas le candidat de la finance (...) S'il y a un candidat de la finance et des lobbies de la finance dans cette élection, c'est sûrement (...) du côté d'Emmanuel Macron qu'il faut regarder."

Sur la défensive

Malgré son mea culpa de lundi, François Fillon reste à la traîne dans les sondages, qui le donnent éliminé dès le premier tour d'une élection dont il était encore le favori fin 2016. Opinionway le crédite ainsi de 20% des suffrages, derrière la présidente du Front national, Marine Le Pen (25%) et 22% pour l'ex-ministre de l'Economie, Emmanuel Macron.

Pire encore selon une enquête de l'institut Elabe pour BFMTV et L'Express, qui ne le crédite que de 17% des suffrages dans l'hypothèse où François Bayrou se présenterait (18% sans le président du MoDem). Or ce sondage a été réalisé les 7 et 8 février auprès de 1050 personnes, après la conférence de presse de lundi qui devait marquer un nouveau départ de la campagne de François Fillon et de son parti.

L'ex-Premier ministre a demandé mardi aux parlementaires LR de mettre les bouchées doubles. Mais il est lui-même resté sur la défensive ces dernières 24 heures.

Il a dénoncé une "volonté de nuire" du Canard enchaîné, contesté la compétence le Parquet national financier qui a ouvert une enquête préliminaire le visant ou adressé une lettre ouverte à ses électeurs dans le quotidien Ouest-France: "Désormais, c'est à vous de décider et à vous seuls."

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ATS