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Mai 2012 n'est pas mai 1981, soulignent lundi les éditorialistes romands. Les Français ont davantage sanctionné Nicolas Sarkozy qu'ils n'ont plébiscité son successeur, pensent-ils à l'instar de leurs confrères alémaniques. Le nouveau venu sait en outre qu'il ne pourra bénéficier d'aucun état de grâce.

"Ce n'est ni le grand soir ni le grand saut. C'est un changement" d'homme, de style, de majorité, "qui épouse aussi le rejet qui n'a cessé de coller au nom de Nicolas Sarkozy", estime "Le Temps", à l'instar notamment du "Tages Anzeiger.

François Mitterrand, "son maître", promettait de "changer la vie, François Hollande ne laisse espérer qu'un changement", relève "La Liberté".

"Election sans illusions"

"La majorité des électeurs a répondu positivement à l'appel au changement du candidat-président 'normal' François Hollande au terme 'd'une élection sans illusions, d'une élection sans espérance'", pense "Le Temps", reprenant les mots d'un "fin observateur politique" de la Ve République.

Le socialiste doit prouver qu'il est plus qu'une solution par défaut, estime la "Basler Zeitung".

Lendemains pénibles

"Les lendemains s'annoncent pénibles pour François II et la nouvelle majorité de cette France fébrile au sein d'une Europe fragile", souligne le "Quotidien jurassien".

"La situation du nouveau président est d'autant plus inconfortable qu'il doit faire face à deux éléments contradictoires. D'une part ses concitoyens sont de plus en plus impatients devant leur économie qui se dégrade et veulent que le chef de l'Etat leur désigne rapidement des issues de secours. D'autre part, les marges de manoeuvres des Etats sont de plus en plus étroites", constate l'éditorialiste de "La Tribune de Genève" et "24Heures".

Effets déstabilisateurs

Pour "L'Agefi", la victoire de François Hollande, comme les blocages politiques prévisibles en Grèce, "risquent d'avoir des effets déstabilisateurs immédiats et important à l'échelle de l'Union européenne". "Avec des conséquences peu rassurantes pour la Suisse, sur le plan monétaire en particulier".

Quant à Nicolas Sarkozy, "il ne laisse pas de traces majeures de son quinquennat: ni réforme fondamentale, ni bâtiment prestigieux, rien", pense le "Quotidien jurassien". Mais il s'est montré "grand dans la défaite", salue "La Liberté".

ATS