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La centrale de Fessenheim, en Alsace, obtient de bonnes notes de l'ASN (archives).

KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI

(sda-ats)

La sûreté d'exploitation des installations nucléaires françaises est restée à "un bon niveau" en 2015. La centrale de Fessenheim reçoit de bonnes notes. Mais le contexte est "préoccupant" et "porteur d'inquiétudes pour l'avenir", selon l'Autorité de sûreté nucléaire.

Dans son rapport annuel, présenté mercredi, l'autorité administrative indépendante a notamment souligné encore une fois les difficultés actuelles d'EDF et d'Areva, sur fond de lourds investissements pour prolonger la durée de vie du parc français et de réorganisation de la filière sous l'égide de l'Etat.

"Nous estimons que la sûreté (est restée) à un niveau globalement bon", a déclaré le président de l'ASN, Pierre-Franck Chevet, lors d'une présentation du rapport au Sénat. "Quand on regarde les incidents eux-mêmes, leur nature et leur nombre, les évolutions sont plutôt correctes."

Trois centrales nucléaires "se distinguent de manière positive" en 2015 en termes de qualité d'exploitation - Penly (Seine-Maritime), Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) et Fessenheim (Haut-Rhin), la plus vieille centrale de France, située aux portes de la Suisse. Deux autres se sont distinguées "négativement" - Cruas (Ardèche) et Gravelines (Nord).

Difficultés financières

Pierre-Franck Chevet a en outre souligné les "difficultés financières, économiques ou budgétaire" des entreprises en charge des installations nucléaires en France qui, combinées à des enjeux croissants en matière d'investissements, "crée potentiellement un risque pour la sûreté".

Alors que l'Etat a prévu de recapitaliser EDF et Areva d'ici fin 2016 ou début 2017 et que l'électricien public doit racheter l'activité réacteurs d'Areva, le président de l'ASN a lancé un appel "à ce que les réorganisations industrielles (...) soient mises en oeuvre dans les meilleures conditions possibles".

Pierre-Franck Chevet a aussi indiqué que les anomalies détectés sur la cuve de l'EPR de Flamanville (Manche) concernaient d'autres réacteurs en France - sans préciser lesquels - et que leur impact sur la sûreté était encore en cours d'évaluation.

Selon un porte-parole d'EDF, les analyses réalisées jusqu'ici par le groupe démontrent que "le fonctionnement en toute sûreté des équipements (du) parc en exploitation est assuré".

ATS