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S'il se présente à la primaire, Arnaud Montebourg n'aura pas à affronter une candidature d'Europe Ecologie Les Verts (archives).

KEYSTONE/EPA/ETIENNE LAURENT

(sda-ats)

Arnaud Montebourg a qualifié lundi sur Europe 1 de "plausible" sa participation à la primaire de la gauche de gouvernement dont le PS a annoncé l'organisation. L'ancien ministre socialiste pose toutefois des conditions pour s'y présenter.

Le conseil national du PS a adopté samedi le principe de l'organisation de cette primaire, à laquelle l'actuel chef de l'Etat, François Hollande, pourrait participer, pour désigner un candidat à l'élection présidentielle de 2017.

"Face à François Hollande, je suis entièrement déterminé à proposer un projet alternatif", a déclaré Arnaud Montebourg. Prié de dire s'il se présenterait à cette primaire, comme en 2011 lors de celle qui a désigné de François Hollande, il a répondu : "C'est une hypothèse parfaitement plausible mais j'ai encore un certain nombre de questions à poser."

Arnaud Montebourg, toujours adhérent au PS mais sans aucune responsabilité, souhaite que cette consultation soit ouverte à tous les Français, sur la base des listes électorales, et qu'il y ait pour cela une dizaine de milliers de bureaux de vote.

Avec les frondeurs

A cette condition, sa participation serait "une hypothèse très réaliste", a-t-il répété. En revanche, "s'il y a une primaire qui est réduite, sur mesure, enfermée, non ouverte, je ferai usage de ma liberté", a-t-il ajouté. Autrement dit, Arnaud Montebourg n'exclut pas de se présenter à l'élection présidentielle de 2017 sans se soumettre à cette étape si son organisation ne le satisfait pas.

Il a affiché sa volonté de réfléchir avec les "frondeurs" du PS pour élaborer "une sorte de construction commune" et a réaffirmé qu'il regrettait d'avoir soutenu François Hollande lors de l'élection présidentielle de 2012.

Sans les Verts

De son côté, Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ne participera pas à la primaire, a déclaré lundi son secrétaire national, David Cormand, sur France 2. Il a réaffirmé qu'EELV entendait soutenir une candidature écologiste à l'élection présidentielle de 2017, qui pourrait émaner de la société civile comme de ses propres rangs.

Le dirigeant écologiste a dénoncé une opération "ardoise magique" : "Cette opération (...) aurait la vertu de faire oublier ce qu'il s'est passé depuis quatre ans. Je ne suis pas sûr que les Français soient prêts à effacer l'ardoise."

Il a estimé que l'ancien animateur de télévision Nicolas Hulot, très en pointe dans le combat écologiste, ferait "évidemment un bon candidat". Affaibli par ses divisions et de nombreux départs, le parti écologiste semble regarder aujourd'hui M. Hulot comme l'homme providentiel qui pourrait le sauver de la déroute.

ATS