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Une femme de 37 ans a été condamnée mercredi par la cour d'assises du Bas-Rhin pour avoir tué en 1999 sa fille Anaïs, un bébé de sept mois, en la secouant violemment. Elle a écopé d'une peine de cinq ans de prison.

L'avocat général avait demandé aux jurés de ne pas aller en deçà de cette peine. Ces faits, qualifiés de violences volontaires sur mineur ayant entraîné la mort, sont passibles de trente années de réclusion criminelle.

La petite Anaïs, un enfant non désiré, non aimé, que l'accusée avait conçu alors que sa relation avec le père battait de l'aile, était morte quelques heures après avoir été violemment secouée par sa mère, prise de colère devant un être qui pleurait et refusait de manger avec elle.

Maltraitance révélée en 2005

La mère, petite femme au visage fermé qui a suivi son procès la tête le plus souvent baissée, a reconnu les violences. Mais elle a refusé d'admettre qu'elles aient été, comme l'affirment les médecins, la cause quasi-certaine de la mort.

Le décès de ce bébé prématuré - Anaïs était née à six mois et demi - qui ne pesait que 4,9 kilos pour 56 centimètres, sept mois et demi plus tard, avait d'abord été classé en "mort subite du nourrisson.

La maltraitance n'avait été révélée qu'en 2005, par un témoignage recueilli dans le cadre d'une enquête ouverte pour d'autres faits de violence à enfant. Diabétique depuis l'âge de cinq ans, la jeune mère avait administré des piqures d'insuline à sa fille, Maëva, née d'un autre lit et âgée de 14 mois, provoquant chez elle des crises d'hypoglycémie.

Déjà condamnée

Poursuivie pour "administration de substances nuisibles", cette fille de militaire, décrite comme fragile, psychorigide, manipulatrice et "en grande détresse psychologique" par les experts, a été condamnée à trois ans de prison avec sursis en août 2008, une peine confirmée en appel.

Selon un psychiatre, la mort d'Anaïs révélait déjà une "très importante souffrance morale" et un "trouble grave de la personnalité" chez cette femme dont les deux enfants - elle a également un fils - lui ont été retirés.

ATS