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La candidate écologiste à la présidentielle française, Eva Joly, était critiquée de toute part mercredi, dans sa propre famille politique et parmi ses alliés socialistes. Cette tension entretient une extrême confusion autour de sa candidature.

L'ancienne juge d'instruction, d'origine norvégienne, connue pour son combat contre la corruption, a particulièrement mal vécu le pacte électoral conclu la semaine dernière par son parti Europe Ecologie/Les Verts (EELV) et le Parti socialiste.

Sous le feu des critiques après avoir notamment jugé que les socialistes étaient "archaïques", Eva Joly a dû effectuer une mise au point mercredi en assurant qu'elle appellerait à voter François Hollande au second tour de la présidentielle d'avril et mai prochain.

Clarification exigée

Avant cette mise au point, Jean-Marc Ayrault, le chef de file des députés socialistes, avait exhorté la patronne d'EELV Cécile Duflot à prendre position. "Est-elle devenue une candidate indépendante qui vit sa vie toute seule ou est-ce qu'elle est la candidate des Verts?", s'est-il interrogé sur France Info.

La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a elle aussi demandé aux dirigeants écologistes de "clarifier" cette situation. François Hollande, quant à lui, s'est refusé à toute déclaration mercredi.

Mais le désaccord est aussi venu de l'intérieur du mouvement écologiste. L'eurodéputé Yannick Jadot a annoncé sa démission de son poste de porte-parole. "Je ne partage plus la ligne politique" d'Eva Joly, a-t-il déclaré, évoquant la prise de "distance" de la candidate "avec l'accord" conclu entre les écologistes et le PS.

Dans l'accord avec le PS, qui leur octroie entre 15 et 30 sièges dans l'Assemblée nationale qui sera élue en juin 2012, les Verts ont passé un compromis sur le nucléaire. Ils ont accepté une simple réduction de la part du nucléaire dans la production d'électricité et non son abandon progressif, ainsi que la poursuite du chantier d'un réacteur de troisième génération EPR.

ATS