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Les enquêteurs français ont engagé mardi une course contre la montre avec le mystérieux tueur en série qui a impitoyablement exécuté trois enfants et un enseignant d'une école juive à Toulouse, ainsi que trois militaires. Le tueur aurait filmé ses crimes et risque de récidiver.

Les corps de Jonathan Sandler, professeur de religion français de 30 ans, de ses deux enfants franco-israéliens Gabriel et Arieh (4 et 5 ans) et de Myriam Monsonego (7 ans), ont quitté l'école Ozar Hatorah à Toulouse dans l'après-midi et ont été transportés par avion à Paris. De là, ils devaient être emmenés en Israël où ils seront inhumés mercredi.

Minute de silence

Cependant que le gouvernement français a mis en branle l'ensemble de ses moyens de police et ses services antiterroristes pour mettre le tueur en série hors d'état de récidiver, une minute de silence a été observée à 11h00 dans toutes les écoles françaises, en signe d'unité du pays.

Cette tuerie, la première ayant visé des juifs depuis 30 ans en France, a bouleversé le pays, donnant un coup d'arrêt à la campagne pour l'élection présidentielle sans toutefois l'interrompre complètement, à un mois du premier tour.

Les enquêteurs s'emploient à faire parler les premiers éléments recueillis grâce aux vidéos de surveillance, aux témoignages des rescapés et aux contacts entre le tueur et sa première victime du dimanche 11 mars.

Une caméra au cou

A chaque assassinat, le tueur a tiré une balle dans la tête "à bout touchant" sur ses victimes, a précisé le procureur de Paris François Molins, chargé de cette enquête classée antiterroriste. Se sachant "traqué", il est "susceptible de passer à nouveau à l'acte", selon le magistrat.

Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a révélé un détail troublant. "Un témoin a vu une petite caméra autour du cou du tueur", a-t-il dit. C'est un appareil "permettant d'enregistrer en grand angle des images et ensuite de les visionner sur l'ordinateur", selon le ministre.

"Dans mon esprit, cela serait de nature à conforter le profil psychologique de l'assassin", présenté comme "très maître de lui dans ses gestes, très cruel", a-t-il dit.

ATS