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A l'approche du second tour de la présidentielle française, Nicolas Sarkozy a promis un "nouveau modèle social" à ses partisans réunis à Paris mardi. A Nevers, François Hollande a défendu la "valeur travail" et le syndicalisme à l'occasion du 1er mai. Marine Le Pen de son côté a appelé implicitement à voter blanc.

Arrivée en troisième en position au premier tour de la présidentielle avec 17,9% des voix, la patronne du Front National a annoncé qu'elle refusait de choisir entre le socialiste François Hollande, "faux espoir", et le président sortant Nicolas Sarkozy, "nouvelle déception". "Dimanche, je voterai blanc", a-t-elle dit lors de son traditionnel rassemblement pour célébrer Jeanne d'Arc dans le centre de Paris.

"Trop d'étrangers"

Nicolas Sarkozy est largement distancé dans tous les sondages qui donnent François Hollande vainqueur avec 53 à 54% des suffrages dimanche. Le président sortant ne peut espérer gagner qu'avec le soutien massif des électeurs d'extrême droite.

"Nous avons trop d'étrangers sur notre territoire", a-t-il estimé mardi, ajoutant que la France a "accueilli trop de monde". Et d'annoncer qu'il divisera par deux le nombre d'immigrés entrant légalement chaque année en France s'il est réélu.

Pour montrer qu'il se soucie aussi des enjeux sociaux, Nicolas Sarkozy a célébré dans l'après-midi la "valeur travail" au cours d'une "vraie fête du travail", devant des dizaines de milliers de partisans - 200'000 selon son camp - agitant des drapeaux bleu-blanc-rouge place du Trocadéro à Paris.

Hommage à Bérégovoy

"Je ne peux pas accepter qu'il y ait ici, en France, une bataille le 1er mai contre le syndicalisme", lui a répondu François Hollande, avant d'accuser Nicolas Sarkozy de "céder à nouveau à cette tentation d'opposer les uns et les autres".

Le candidat socialiste a passé la journée à Nevers pour marquer le 19e anniversaire de la mort de l'ancien Premier ministre Pierre Bérégovoy. Le député corrézien a rendu hommage à cet ouvrier et syndicaliste qui a accédé aux plus hautes fonctions de l'Etat avant de mettre fin à ses jours le 1er mai 1993.

ATS