Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Arrivée à 15h00 lundi à Montpellier, l'équipe de Suisse a désormais posé le pied en France. Pour écrire, espère-t-elle, une page d'histoire dans cet Euro 2016.

Le débarquement du 6 juin des Suisses fut bien plus paisible que celui des alliés en Normandie septante-deux ans plus tôt. Ainsi, un seul supporter - un Genevois - les attendait à l'aéroport. En fin d'après-midi au stade de la Mosson, on a eu peine à dénombrer plus de 500 spectateurs dans la tribune ouverte au public. Pour faire recette dans une enceinte située dans le quartier le plus sensible de la ville, les Suisses sont condamnés à obtenir des résultats. Cela commence bien sûr par une victoire samedi à Lens face à l'Albanie dans un premier match qui devrait, en principe, tout conditionner.

"Nous sommes là pour plusieurs semaines, affirme le secrétaire général de l'ASF Alex Miescher. Si je n'étais pas convaincu de la réussite de notre équipe, je ne serais pas monté dans l'avion à Zurich ce matin." L'ancien nageur d'élite ressent comme presque tous les observateurs qui sont au contact de la sélection depuis plus de deux semaines des ondes positives. Son président Peter Gilliéron se félicite, pour sa part, de constater que le sélectionneur Vladimir Petkovic tient son équipe. "Je suis aussi très heureux pour Blerim Dzemaili, souligne-t-il. Il a, enfin, trouvé sa place. Il a profité de l'absence d'Inler pour saisir sa chance. Il a démontré lors de nos deux derniers matches qu'il était très fort dans la surface."

Vladimir Petkovic a insisté sur la qualité de la pelouse de la Mosson. "On me dit qu'elle la quatrième de France, lâche-t-il. Je veux bien le croire." Le "Mister" a animé une séance avant tout ludique. "Les joueurs sont, c'est vrai, décontractés, dit-il. Mais je perçois également cette tension qui monte. Il y a en quelque sorte un bon équilibre. Mais d'ici samedi, l'adrénaline va venir et, je le répète encore, vous verrez samedi à Lens une équipe de Suisse qui sera prête."

Vladimir Petkovic est revenu sur la victoire 2-1 contre la Moldavie à Lugano vendredi dernier, dans l'ultime test avant le tournoi. "Cette rencontre suscite des sentiments partagés, lâche-t-il. Nous avons été capables de faire du jeu. De changer de rythme. De réagir après l'égalisation de la Moldavie. Mais nous avons, aussi, commis trop d'erreurs et nous avons manqué d'efficacité dans le dernier geste. Normalement, nous devons gagner ce match sur un score plus large. Mais je n'oublie pas qu'il survenait à l'issue d'un stage de deux semaines."

ATS