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Le Premier ministre français François Fillon a estimé samedi que la dégradation de la note de la France par l'agence Standard and Poor's (S&P) ne devait être ni "dramatisée" ni "sous-estimée". Il n'y a aussi, selon lui, "aucune raison" pour que les relations France-Allemagne changent.

"La France est un pays sûr, un pays dans lequel les investisseurs ont confiance et peuvent avoir confiance. Les agences de notation sont des baromètres utiles, mais ce ne sont pas elles qui font la politique de la France", a déclaré M. Fillon en conférence de presse samedi à Matignon, quelques heures après l'annonce de S&P.

Le Premier ministre a jugé que cette dégradation intervenait "à contre-temps au regard des efforts engagés par la zone euro, des efforts que les investisseurs d'ailleurs commencent à reconnaître".

"Chacun doit garder son sang-froid et assumer ses responsabilités", a-t-il encore relevé en écho aux critiques émises samedi par le principal candidat de la gauche pour la présidentielle en France, François Hollande, qui a fustigé la politique de Nicolas Sarkozy.

Bataille perdue

De son côté justement, François Hollande, a déclaré que la bataille de Nicolas Sarkozy pour garder la note AAA de la France "a été perdue".

"C'est une politique qui a été dégradée, pas la France", a affirmé M. Hollande, dans une déclaration solennelle depuis son QG de campagne à Paris. Le socialiste a qualifié la dégradation de la note financière de "grave".

Moment inopportun

Le commissaire européen chargé de réguler les marchés financiers et l'activité des agences de notation, le Français Michel Barnier, s'est quant à lui dit "étonné" du moment choisi par Standard & Poor's pour dégrader la note de plusieurs pays, dont la France, alors que la zone euro est en train de durcir ses règles budgétaires.

M. Barnier a estimé dans une déclaration transmise à l'AFP que l'évaluation de l'agence ne prenait pas en compte "les progrès actuels".

ATS