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Exercice de "justification", a asséné mercredi le candidat François Hollande, au lendemain d'une longue interview du président français Nicolas Sarkozy, qui a parlé de sa vie privée et confirmé l'immigration comme thème phare de sa campagne. Le Front National a pour sa part dénoncé une tentative de captation des votes.

"Je respecte la vie privée, y compris celle du président. Mais je ne pense pas qu'elle ait besoin de s'exhiber" (...) , a déclaré François Hollande, l'adversaire socialiste du président-candidat, sur la radio Europe 1.

"Ma famille explosait (...). Une partie de ma tête était consacrée à d'autres problèmes", a confié le président français. Quelques semaines plus tard, Nicolas Sarkozy divorçait en effet de son épouse Cécilia et quelques mois plus tard il se mariait avec l'ex-top model Carla Bruni.

C'était "une émission de justification", a déclaré le candidat socialiste, que les sondages donnent en tête au premier tour (prévu le 22 avril) et large vainqueur au second tour (le 6 mai), avec 56% contre 44% au président sortant, selon les deux dernières enquêtes.

Diminuer de moitié l'immigration

Outre cette confession portant sur la vie privée, les propositions lancées par le président-candidat sur l'immigration ont également suscité une levée de boucliers, de l'extrême-gauche à la droite.

Sur le fond, Nicolas Sarkozy a confirmé, à 46 jours du scrutin, qu'il mettait clairement le cap à droite, en prônant une politique d'immigration de plus en plus restrictive. "Nous avons trop d'étrangers sur notre territoire", a-t-il affirmé.

Après s'être attaqué à l'immigration illégale, la droite au pouvoir veut limiter les entrées légales sur le territoire français. "Il faut diviser par deux le nombre de gens que nous accueillons, c'est-à-dire passer de 180'000 autour de 100'000", a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy a "humilié" des "millions de personnes" par cette proposition a notamment estimé mercredi le Vert Daniel Cohn-Bendit, qui juge ce discours "dangereux".

ATS