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Les Français se sont peu mobilisés mardi contre le plan d'austérité du gouvernement, conformément à ce que craignaient les syndicats. Toutes les centrales syndicales, sauf la CGC, avaient appelé à une journée d'action contre des mesures jugées injustes.

Près de 200 défilés et rassemblements, accompagnés de grèves ponctuelles, étaient annoncés à l'appel des syndicats CGT, CFDT, FO, FSU et Unsa-Solidaires, qui voulaient faire entendre la voix des salariés à moins de cinq mois de l'élection présidentielle.

Les manifestants étaient au nombre de 1000 à 2000, selon les sources, à Bordeaux comme à Nantes, mais n'étaient que 150 à Lyon, 300 à Marseille et à peine plus du double à Toulouse.

La précédente journée d'action sur le même thème, le 11 octobre dernier, avait donné lieu à une mobilisation en demi-teinte, mais nettement supérieure à celle de mardi.

Mesure récemment

Les Français, qui étaient descendus massivement dans la rue à l'automne 2010, les cortèges rassemblant jusqu'à trois millions de personnes, pour s'opposer à la réforme des retraites, semblent plus résignés face à la rigueur.

Aucun appel national à la grève n'avait été lancé. Il y a eu toutefois quelques perturbations, notamment sur la ligne B du RER parisien, avec trois trains sur quatre en moyenne dans la matinée.

Les syndicats avaient appelé à cette journée d'action après l'annonce, le 7 novembre dernier par le Premier ministre, François Fillon, d'un second plan de rigueur.

Le gouvernement n'a cessé de répéter depuis qu'il n'y aurait pas de troisième plan de rigueur, malgré les menaces qui pèsent sur la note "triple A" dont jouit la dette publique française.

ATS