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Le président-candidat Nicolas Sarkozy et son adversaire socialiste François Hollande ont repris de plus belle leur campagne en se reprochant le bilan de leur camp sur la sécurité. François Hollande "n'a voté aucune des lois antiterroristes derrière lesquelles il s'abrite aujourd'hui", a-t-il dénoncé.

A l'aise sur ce thème qui avait contribué à le faire élire en 2007, le chef de l'Etat a répété, à Rueil-Malmaison (près de Paris), son intention de prendre s'il est élu des mesures pénales pour lutter contre "l'apologie du terrorisme", après les sept assassinats commis dans le sud-ouest de la France par un jeune se réclamant d'Al-Qaïda.

Raid mis en cause

M. Sarkozy a également défendu les forces de l'ordre ayant participé à l'assaut jeudi contre Mohamed Merah qui a abattu trois enfants et un enseignant juifs et trois militaires entre le 11 et le 19 mars dans la région de Toulouse (sud-ouest).

Les hommes du Raid (unité d'élite de la police) et de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI - créée en 2008 par le président), ont été mis en cause, les premiers pour les conditions dans lesquelles ils ont mené leur opération, les seconds pour ne pas avoir surveillé correctement Mohamed Merah, qui avait séjourné en Afghanistan.

Moyens supprimés

De son côté à Ajaccio, sur l'île de Corse, François Hollande a critiqué le bilan sécurité du président qui selon lui "a manqué (...) aux objectifs qu'il s'était lui-même assignés".

Le candidat, dont le parti est régulièrement accusé par la droite de laxisme en matière de sécurité, a dénoncé "la violence aux personnes", qui "a progressé", "les moyens de la police et la justice" qui ont "ont reculé" avec "10'000 postes supprimés".

Pendant la tragédie de Toulouse, près de trois Français sur quatre ont estimé que Nicolas Sarkozy avait eu l'attitude qui convient.

ATS