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Le président français François Hollande et son Premier ministre Jean-Marc Ayrault ont nommé mercredi un gouvernement respectueux des diverses sensibilités socialistes et de la parité homme-femme. Il est marqué par le retour aux affaires d'un pilier de l'ère mitterrandienne, Laurent Fabius, et l'absence de Martine Aubry.

Le gouvernement compte 34 membres (18 ministres et 16 ministres délégués), sans compter le Premier ministre, et conformément à la promesse de campagne de François Hollande, le gouvernement est paritaire, pour la première fois en France. Mais les postes les plus prestigieux (Affaires étrangères, Economie, Défense, Intérieur) sont tous occupés par des hommes, à l'exception de la Justice.

Le précédent cabinet du Premier ministre de droite François Fillon comptait 32 ministres et secrétaires d'Etat. Le premier Conseil des ministres se tiendra jeudi après-midi à 15H00.

Laurent Fabius, ancien Premier ministre de François Mitterrand, aujourd'hui âgé de 65 ans, accède aux Affaires étrangères, a annoncé le secrétaire général de la présidence, Pierre-René Lemas, sur le perron de l'Elysée. L'annonce est intervenue avec plusieurs heures de retard sur l'agenda initial, signe, semble-t-il, de la complexité des tractations.

Valls à l'Intérieur, Moscovici à Bercy

Martine Aubry avait fait savoir plus tôt dans la journée, alors que les consultations n'étaient pas achevées, qu'elle ne ferait pas partie du gouvernement, en "bonne entente" avec François Hollande. La première secrétaire du Parti socialiste, ancienne ministre du Travail de Lionel Jospin, battue par François Hollande lors de la primaire d'investiture du PS, souhaitait Matignon ou rien.

Comme prévu, Manuel Valls, l'un des hommes à poigne du PS, classé à la droite du parti, dirigera le ministère de l'Intérieur. La députée guyanaise Christiane Taubira, candidate du Parti radical de gauche (PRG) à la présidentielle de 2002, hérite du portefeuille de la Justice.

Pour affronter la crise, le président français et son Premier ministre ont fait confiance à Pierre Moscovici, qui se voit confier le portefeuille de l'Economie et des Finances.

Le nouveau Premier ministre a annoncé en soirée sur France 2 que les ministres qui seraient battus aux élections législatives de juin ne pourraient "pas rester au gouvernement".

ATS