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Le fondateur de la société de prothèses mammaires PIP, Jean-Claude Mas, visé par deux procédures judiciaires, a été interpellé jeudi matin dans le Var (sud de la France), a indiqué une source policière. Il a été placé en garde à vue.

L'ancien président du directoire de la société, Claude Couty, a également été interpellé, dans la commune voisine de la Seyne-sur-Mer, et placé en garde à vue.

Les investigations ont été menées par la Direction de recherches de la gendarmerie de Marseille. Des perquisitions étaient en cours dans les domiciles des deux anciens cadres de PIP.

Soulagement pour les victimes

"Pour les victimes, c'est un soulagement", a déclaré à Reuters Me Laurent Gaudon, avocat de porteuses d'implants qui entendent poursuivre non seulement la société PIP, mais aussi les chirurgiens concernés.

"C'est le sentiment que la justice avance et qu'elles ne sont pas oubliées", a-t-il ajouté. "C'est l'assurance que les coupables vont enfin devoir rendre des comptes. C'est une victoire plus morale que juridique. Le fait que les victimes vont pouvoir bénéficier d'expertises médicales financées par la justice est aussi très important."

Les enquêteurs s'apprêtaient à saisir des documents et étudier le contenu d'ordinateurs, a-t-on précisé, toujours de source policière.

Un procès en octobre

Jean-Claude Mas et Claude Couty devraient être transférés au siège de la section de recherche de la gendarmerie de Marseille qui agit dans le cadre d'une information judiciaire pour "homicide involontaire et blessures involontaires" ouverte le 8 décembre par le parquet de Marseille.

Parallèlement, une enquête préliminaire a été ouverte pour des faits de "tromperie aggravée" dont devront répondre les principaux cadres de la société.

Le cap des 2700 plaintes de porteuses d'implants mammaires PIP a été franchi dans cette enquête. Ouverte en mars 2010, elle été close le 10 octobre dernier. Le procès devant le tribunal correctionnel de Marseille devrait s'ouvrir en octobre prochain.

ATS