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Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a annoncé mardi la suspension du numéro deux de la police judiciaire de Lyon, Michel Neyret. Le policier a été inculpé et écroué la veille dans une affaire de corruption.

"C'est un véritable traumatisme pour la police nationale. Il est mis en examen et nous en tirons les conséquences, je vais le suspendre dès aujourd'hui", a-t-il dit sur la chaîne de télévision France 2.

Le commissaire Neyret, poursuivi pour "corruption, trafic d'influence, association de malfaiteurs, trafic de stupéfiants, violation du secret professionnel et détournement de biens", est écroué à la prison parisienne de la Santé, a aussi précisé le ministre.

Ses avocats ont annoncé qu'ils feraient appel devant la chambre de l'instruction. Le commissaire admet certains faits qui lui sont reprochés, comme l'utilisation de drogue pour rémunérer des indicateurs et ce qu'ils appellent un "péché d'amitié" avec certaines personnes. Mais il explique qu'il a agi dans le cadre de son métier de policier.

Ligne jaune

Le ministre de l'Intérieur a lui considéré que cette affaire était un rappel aux policiers dans leurs liens professionnels avec le "milieu". "Il y a une ligne jaune qu'il ne faut jamais franchir, c'est celle de la compromission, il ne faut jamais faire quoi que ce soit d'illégal", a-t-il dit.

Cinq autres policiers - le chef de la Brigade de recherches et d'intervention ("anti-gang") de Lyon, deux dirigeants de l'antenne de police de Grenoble et deux membres de la brigade des stupéfiants, arrêtés jeudi et les jours suivants - devaient être déférés devant un juge d'instruction mardi ou mercredi, selon une source judiciaire.

Corruption

Le policier, en poste depuis 20 ans à Lyon, parle de méthodes professionnelles, mais des pratiques différentes sont évoquées, plus proches de la corruption pure et simple et du profit personnel.

Michel Neyret serait confondu, selon l'accusation, par des écoutes téléphoniques menées initialement dans une enquête sur un trafic de drogue international, puis plus spécifiquement sur la police lyonnaise.

ATS