Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Jean-Marie et Marine Le Pen ont célébré Jeanne d'Arc samedi à Paris. Ils ont dénié au président Nicolas Sarkozy toute légitimité pour revendiquer à son tour l'héritage de l'héroïne nationale, qui se retrouve au coeur de la campagne présidentielle française.

Le chef de l'Etat leur avait grillé la politesse vendredi lors d'un déplacement dans les Vosges, où la "Pucelle d'Orléans" est née le 6 janvier 1412. Il avait reproché au Front national de s'être accaparé ce symbole patriotique. "Si certains pensent que nous avons accaparé Jeanne, c'est parce que tous les autres s'en sont désintéressés", a répliqué samedi Jean-Marie Le Pen.

Le président d'honneur du FN, qui a pris seul la parole devant la statue équestre de Jeanne d'Arc à Paris, a dénoncé les arrières-pensées électorales qui animent selon lui Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat "serait plus crédible (...) s'il n'avait marqué son estime à Jeanne que dans la période électorale présente", a-t-il dit devant une centaine de sympathisants.

Marine ironise

Aux côtés de son père, la candidate du FN, Marine Le Pen, a répété que l'héroïne était à ses yeux "un symbole de la grandeur de la France et du combat pour la liberté".

A Orléans, où Jeanne d'Arc est célébrée chaque année pour avoir libéré la ville d'un siège anglais en 1429, environ 3000 personnes ont assisté vendredi soir à la cérémonie dite de la remise de l'épée, mettant en scène 200 participants, dont une centaine de joueurs de tambours et cornemuses.

ATS