Navigation

France: le recruteur présumé de jihadistes craignait pour sa vie

Ce contenu a été publié le 14 septembre 2014 - 13:22
(Keystone-ATS)

Mourad Fares, Franco-Marocain soupçonné d'avoir été l'un des principaux recruteurs de jihadistes français en Syrie, s'est rendu aux autorités françaises car il craignait pour sa vie après avoir quitté l'Etat islamique et rejoint le Front Al Nosra, a-t-on appris de source proche du dossier. La progression de l'Etat islamique l'aurait poussé à se rendre.

Il a été arrêté en août en Turquie et reconduit en France dans la nuit de mercredi à jeudi avant d'être remis à la justice. Originaire de Haute-Savoie, il était en Syrie depuis juillet 2013.

Son rôle "serait déterminant dans le recrutement de jeunes Français, à Toulouse et à Strasbourg, et leur départ en Syrie", selon le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

Dans une interview diffusée en février dernier sur le site du magazine "Vice", et qui lui est attribuable selon RTL, le jeune homme s'était lui-même targué d'être l'un des principaux "prêcheurs". "Tous les jihadistes dont on parle dans les journaux sont passés par moi", disait-il.

Vide juridique

Un projet de loi destiné à freiner les départs de candidats au jihad sera présenté à l'Assemblée nationale française lundi. Le texte devrait recueillir un consensus droite-gauche dans un pays qui se sait très exposé et où existe un vide juridique.

Les autorités françaises s'inquiètent du phénomène des départs vers la Syrie ou l'Irak et, lors du retour en Europe, de risques d'attentats. Entre 930 et 950 personnes sont concernées. Le nombre de Français impliqués dans ces filières, qu'ils soient sur place, en transit ou revenus, a ainsi bondi de 75% depuis le début de l'année (550 personnes alors), selon le ministère français de l'Intérieur.

"S'il ne se passe rien, il aura doublé dans un an", dit-on dans l'entourage du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article

Joignez-vous à la discussion

Avec un compte SWI, vous avez la possibilité de faire des commentaires sur notre site web et l'application SWI plus.

Connectez-vous ou inscrivez-vous ici.