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Les députés français ont adopté jeudi la proposition de loi UMP qui vise à pénaliser la négation des génocides et notamment le génocide arménien de 1915. En signe de protestation, la Turquie a rappelé jeudi son ambassadeur en poste à Paris, selon la chaîne de télévision publique TRT.

L'information a été confirmée à Reuters par un responsable du gouvernement turc. Le texte, déposé par une députée UMP, prévoit de punir la négation d'un génocide d'un an d'emprisonnement assorti d'une amende de 45'000 euros "la contestation de l'existence des génocides reconnus par la loi".

L'examen de ce texte s'est déroulé dans un climat parfois empreint d'émotion. Un important dispositif de sécurité a été mis en place tant à l'intérieur du Palais-Bourbon qu'à l'extérieur, où plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans le calme en début de matinée.

Inacceptable pour Ankara

Pour Ankara, qui ne reconnaît pas que les massacres d'Arméniens en 1915 relèvent d'un génocide, cette proposition de loi, dont la version initiale évoquait spécifiquement "la contestation du génocide arménien", est inacceptable.

La Turquie a décidé de suspendre les visites et de geler sa coopération politique et militaire avec la France, a annoncé jeudi après-midi le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. Le vote de l'Assemblée nationale française va ouvrir des "plaies irréparables" dans les relations franco-turques, a-t-il prévenu.

De son côté, le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian a exprimé jeudi "la gratitude" de son pays après l'adoption de la loi par les députés français. "Je veux, une fois de plus, exprimer ma gratitude aux plus hautes autorités de la France, à l'Assemblée nationale et au peuple français", a-t-il déclaré.

ATS