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Dominique Strauss-Kahn, désormais passible de 20 ans de réclusion criminelle, veut faire annuler sa mise en examen pour "proxénétisme". Ses avocats, qui parlent d'injustice, ont vivement contesté mardi la validité juridique de l'accusation.

L'ancien patron du Fonds monétaire international (FMI) a été placé lundi à Lille sous contrôle judiciaire par trois juges avec interdiction de parler à la presse et obligation de verser une caution de 100'000 euros (120'000 francs).

Les magistrats ont utilisé la définition la plus large du proxénétisme proposée par le code pénal, "le fait, de quelque manière que ce soit, d'aider, d'assister ou de protéger la prostitution d'autrui". Ses avocats jugent cette accusation "outrageante" et vont demander son annulation à la chambre de l'instruction.

"Comportement libertin"

Les défenseurs estiment qu'une interprétation extensive de la notion de proxénétisme a été faite pour pénaliser ce qui ne serait, à leurs yeux, qu'un recours à des prostituées, ce qui est légal en France. "Ce que l'on réprime, c'est une forme de délit de luxure, ce qu'on lui reproche, c'est son comportement libertin", a dit l'un d'eux.

L'ancien favori socialiste des sondages pour la présidentielle est mis en cause pour des rencontres avec des prostituées organisées ces dernières années par deux amis entrepreneurs et un policier, notamment à Paris et Washington. Lors de son audition, il a nié avoir su que ces femmes étaient des prostituées et parlé de simple libertinage sexuel.

Audience à New York mercredi

Les juges, qui poursuivent au total une dizaine de personnes dans ce dossier, se basent sur les échanges de textos avec ses amis à propos des femmes et des rendez-vous pour retenir le proxénétisme "aggravé en bande organisée".

Cette procédure intervient alors que les audiences au civil doivent débuter mercredi dans l'affaire Nafissatou Diallo devant un tribunal de New York. L'ancien patron du FMI et la femme de chambre du Sofitel de Manhattan qui l'accuse d'agression sexuelle, seront représentés par leurs avocats.

ATS