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Quelques dizaines de personnes ont répondu à l'appel d'associations féministes, en protestant lundi soir contre la rétrospective consacrée à Roman Polanski à la Cinémathèque à Paris.

KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT

(sda-ats)

"Apprécier un artiste ne signifie pas taire ses crimes !", lance une manifestante devant la Cinémathèque à Paris. Quelques dizaines de personnes ont protesté lundi contre la rétrospective consacrée à Roman Polanski, accusé par plusieurs femmes d'agressions sexuelles.

Le réalisateur franco-polonais de 84 ans est venu présenter son dernier film "D'après une histoire vraie" lors d'une soirée privée lançant cette rétrospective de son oeuvre. Un événement prévu de longue date qui a suscité l'indignation de féministes, après l'affaire Weinstein et les révélations sur le harcèlement sexuel subi par de nombreuses femmes.

Torse nu, deux Femen ont fait irruption lundi soir dans la Cinémathèque, scandant "pas d'honneur pour les violeurs" au passage du réalisateur. Les deux femmes ont été rapidement évacuées du bâtiment. "Le temps du silence est terminé, on va les chasser, la peur et la honte doivent changer de camp", a déclaré Inna Shevchenko, l'une des deux Femen. Elle a dénoncé "une certaine arrogance et violence de la Cinémathèque" d'avoir maintenu cet hommage.

"Je n'ai pas à condamner une oeuvre""

Malgré les protestations et une pétition ayant recueilli plus de 27'000 signatures, la Cinémathèque a refusé de plier. Elle a vanté "sa tradition d'indépendance".

"Il n'a jamais été question une seconde de renoncer à cette rétrospective sous la pression de je ne sais quelle circonstance étrangère à la Cinémathèque et à Roman Polanski", a affirmé lundi soir son président, le réalisateur Costa-Gavras. "Nous sommes persuadés que les films de Roman Polanski sont plus que jamais indispensables à notre compréhension du monde et du cinéma. Nous ne sommes pas prêts à nous en priver", a-t-il insisté.

La ministre de la Culture Françoise Nyssen s'était refusée à condamner l'oeuvre du réalisateur multirécompensé de "Rosemary's baby" et du "Pianiste", film qui lui avait valu une Palme d'or et le premier Oscar de sa carrière. "Il s'agit d'une oeuvre, il ne s'agit pas d'un homme, je n'ai pas à condamner une oeuvre", avait-elle déclaré vendredi.

Montant sur scène aux côtés de son épouse Emmanuelle Seigner, qui tient un des deux rôles importants du film, Roman Polanski a été chaleureusement applaudi par le public. Il s'est livré à un éloge du numérique qui permet aux films de se "perpétuer". Il s'est gardé de tout commentaire direct sur les manifestations.

Roman Polanski a été inculpé en 1977 aux Etats-Unis pour le viol d'une adolescente de 13 ans, Samantha Geimer. Alors âgé de 43 ans, il avait reconnu avoir eu des relations sexuelles illégales avec la mineure. Le juge avait finalement accepté de ne pas retenir d'autres incriminations, dont le viol.

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ATS