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Jean-Pierre Bel, chef de file des sénateurs socialistes, a été élu samedi à la tête du Sénat français. Il devient ainsi le premier président socialiste de la Chambre haute, une semaine après son basculement historique à gauche.

Le sénateur de l'Ariège (sud-ouest), 59 ans, est peu connu du grand public. Il a été élu dès le premier tour par 179 voix, contre 134 voix pour le président sortant UMP (droite) Gérard Larcher et 29 voix pour la centriste Valérie Létard. Il a obtenu 7 voix de plus que la majorité absolue des suffrages exprimés.

Dès l'annonce du résultat, les sénateurs de la nouvelle majorité de gauche se sont levés pour applaudir. Les rangs de la droite ont également applaudi.

"Changer le Sénat"

Jean-Pierre Bel est ensuite monté à la tribune pour prononcer sa première allocution de président après avoir reçu les félicitations de son prédécesseur, Gérard Larcher, au pied de la tribune. Il a appelé à "changer le Sénat", à "plus de transparence et plus de modestie".

La voix parfois étranglée, le nouveau président socialiste a également déclaré qu'il laissait la porte de la majorité de gauche ouverte à d'autres tendances, sous-entendu aux centristes.

"Je ne serai jamais là pour servir un clan et une clientèle (...). Le Sénat doit prendre sa part à la longue marche vers le progrès social et la mutation écologique", a-t-il dit en promettant de lutter contre les discriminations.

Séisme politique

Le président du Sénat, deuxième personnage de l'Etat, a un pouvoir de nomination, par exemple au Conseil constitutionnel. Et même si la Constitution donne un rôle prééminent à l'Assemblée, la gauche pourra désormais faire retarder l'adoption de textes.

L'élection de M. Bel à la tête du Sénat était attendue après que cette institution, chargée avec l'Assemblée nationale d'examiner et de voter les lois et traités, a basculé à gauche dimanche dernier en dépit d'un mode de scrutin très complexe qui a longtemps favorisé la droite.

ATS