Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Une peine de six ans de prison a été requise vendredi à Paris contre un physicien nucléaire franco-algérien, employé du CERN à Genève au moment des faits. Ce dernier est soupçonné d'avoir préparé en 2009 un attentat en France lors de conversations sur Internet avec un islamiste en Algérie.

La défense plaide en revanche la relaxe car, selon elle, le physicien, âgé aujourd'hui de 35 ans, n'a jamais bougé de son siège et de son écran d'ordinateur et n'a jamais rencontré physiquement son interlocuteur islamiste. Lui-même se dit victime d'un délit d'opinion. Le substitut du procureur Guillaume Portenseigne a toutefois répondu en insistant sur la précision de ses projets.

"Il a été un conseiller technique en attentats, il a fourni une feuille de route, un vademecum terroriste. Il n'y a rien d'intellectuel dans ses conversations, tout est très concret. Je ne vois pas en lui une victime, un bouc émissaire de la lutte antiterroriste", a expliqué le substitut dans son réquisitoire.

Compte en Suisse

Le chercheur, titulaire d'un doctorat et qui travaillait au moment où les faits se sont produits au Centre européen de recherche nucléaire (CERN) à Genève, parlait dans des conversations cryptées sur Internet avec un militant d'Al-Qaïda au Maghreb islamique.

Il est notamment question dans ses conversations de l'ouverture d'un compte bancaire anonyme en Suisse et de transferts d'argent, ainsi que de projets d'attentats, le prévenu suggérant de cibler une unité militaire française basée près d'Annecy, engagée en Afghanistan. Le compte bancaire a en effet été ouvert fin 2009.

Jeudi, le prévenu, qui est incarcéré en détention provisoire depuis deux ans et demi, s'était défendu d'avoir envisagé des attentats contre la France, et avait dénoncé la "malhonnêteté" de l'enquête qui a mené à son arrestation. "Je comprends que certains des passages aient pu gêner ou inquiéter", avait-il dit, mais "il n'y avait rien derrière".

ATS