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La police française craint la présence d'un tueur en série solitaire dans la banlieue sud de Paris. Une enquête est en cours après le meurtre jeudi d'une femme de 47 ans à Grigny. Ce meurtre pourrait être lié à trois autres crimes commis depuis novembre.

Cette femme, une mère de famille d'origine algérienne, a été tuée par balles alors qu'elle se trouvait dans le hall de son immeuble, situé dans le quartier de la Grande-Borne, une zone défavorisée réputée sensible de la banlieue de Paris, selon la police. L'assassin s'est enfui sur une moto ou un scooter.

Interrogé sur la radio Europe 1 pour savoir si le meurtrier pouvait être un "tueur en série et solitaire", le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a répondu: "On peut le redouter mais de toutes façons, comme dans toute affaire criminelle, nous mettons en oeuvre tous les moyens pour parvenir à découvrir les auteurs".

Arme de même calibre

Les enquêteurs s'interrogent sur un possible lien entre cet homicide et trois autres meurtres commis dans le même périmètre depuis novembre, avec une arme de même calibre, selon des sources proches de l'enquête.

D'après ces sources, la même arme aurait été utilisée pour les trois premiers meurtres, commis les 27 novembre et 22 février à Juvisy-sur-Orge et le 17 mars à Ris-Orangis. Pour ce dernier crime, c'est un homme de 81 ans qui avait été tué d'une balle dans la tête dans le hall de son immeuble.

Un suspect arrêté

M. Guéant a précisé que "pour le premier des meurtres qui remonte à novembre, un auteur présumé a été interpellé et se trouve actuellement emprisonné". "Cela étant, cette série mérite toute notre attention et nous mettons le maximum de moyens", a-t-il dit.

La France a été traumatisée en mars dernier par les crimes d'un jeune jihadiste de 23 ans, Mohamed Merah, qui a abattu sept personnes, dont trois enfants, lors de fusillades dans la région de Toulouse. Pour l'heure, aucun rapprochement n'a été fait entre ces crimes de Toulouse et ceux survenus dans la banlieue sud de Paris.

ATS