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Le courtier d'UBS, inculpé d'une fraude ayant coûté quelque 1,8 milliard de francs au numéro un bancaire helvétique, a été maintenu en détention mardi. Il devra comparaître à nouveau devant la justice à Londres, le 20 décembre.

Un tribunal londonien, devant lequel le jeune homme de 31 ans a comparu mardi, a décidé de reporter au 20 décembre l'affaire, à la demande de la défense. Celle-ci a exigé davantage de temps pour examiner des documents.

Le courtier est soupçonné de transactions frauduleuses au sein d'UBS. Il est inculpé d'"abus de position" et de "fraudes comptables" pour des agissements qui ont débuté en 2008 et auraient perduré jusqu'à la veille de son arrestation, le 15 septembre à Londres.

Lors d'une précédente audience le 22 septembre, le trader londonien s'était dit "désolé de ce qui s'est passé", selon son avocat, Patrick Gibbs.

L'homme n'a pas encore indiqué s'il comptait plaider coupable ou non coupable. Dans le premier cas, il n'y aurait pas de procès, le juge se prononçant directement sur l'affaire.

Changement de patron

UBS a divulgué le 15 septembre une perte de 2,3 milliards de dollars (plus de 2 milliards de francs) à la suite d'"opérations non autorisées" de l'un de ses courtiers. La banque a ensuite revu à la baisse ce chiffre, à 1,8 milliard de francs.

Cette affaire a coûté à Oswald Grübel son poste à la tête de la direction générale et impliqué le départ des responsables de la division, à l'origine de l'incident. M. Grübel a été remplacé depuis par le Tessinois Sergio Ermotti.

Le courtier, d'origine ghanéenne, avait rejoint UBS en 2002 et travaillait sur des produits financiers complexes, au département ETF ("Exchange Traded Funds", montages financiers adossés à l'évolution d'un indice boursier).

Les "gendarmes" des marchés financiers en Suisse et au Royaume-Uni ont également lancé des enquêtes indépendantes sur les circonstances des pertes subies par UBS.

ATS