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Appeler un chat un chat n'est pas toujours politiquement correct. La police fribourgeoise a pris ce risque mardi et tiré le bilan d'une opération de sécurité visant la hausse de la petite criminalité associée à un groupe de personnes venues d'Afrique du Nord.

"Plus de 60 personnes originaires d'Afrique du Nord résidant dans les foyers du canton sont une des causes de la hausse de la criminalité constatée à la fin de l'année passée et au début de celle-ci", a indiqué la police.

Cette dernière s'est empressée de souligner qu'il ne faut pas généraliser: "Tous les requérants d'asile venus du Maghreb ne sont pas des délinquants".

Selon la police, les personnes poursuivies font partie d'une catégorie de requérants - provenant en partie de pays ayant vécu les révolutions du printemps arabe - qui se sont vu opposer une décision de non-entrée en matière de la procédure d'asile ou une décision négative.

88 dénonciations en 2011

A la fin de l'année dernière et au début de cette année, la police fribourgeoise a constaté une "augmentation flagrante des délits commis par ces ressortissants du Maghreb". Les délits identifiés sont essentiellement des vols à l'étalage, des vols par effraction dans des véhicules et des habitations, des infractions à la loi sur les stupéfiants et des agressions.

Pour exemple, les vols par effraction dans les véhicules ont augmenté de 410% au premier semestre 2012 par rapport aux premiers semestres de 2010 et 2011. La majeure partie des infractions ont été commises en ville de Fribourg.

Des ressortissants des pays du Maghreb avaient également contribué à une hausse de criminalité à Fribourg l'été dernier. C'est pourquoi la police avait décidé de mettre sur pied une taskforce, qui avait abouti à 88 dénonciations en 2011.

ATS