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La cote de popularité de Theresa May s'effrite, au plus grand bonheur des manifestants anti-austérité de samedi à Londres

KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN

(sda-ats)

Au lendemain d'une manifestation à Londres contre l'austérité, le journal The Observer écrit dimanche que plusieurs ministres de Theresa May réclament la fin de la politique gouvernementale de rigueur budgétaire. La première ministre est au plus bas dans les sondages.

Le ministre de la santé, Jeremy Hunt, milite ainsi pour l'abandon du plafonnement des hausses salariales des infirmières, actuellement limitées à 1%, soit en-dessous de l'inflation, écrit le journal. Sa collègue de l'éducation, Justine Greening, réclame elle plus de moyens pour les écoles.

Ces tensions surviennent alors que Theresa May est sortie fragilisée des élections législatives anticipées du 8 juin, qui ont privé sa formation politique, le parti conservateur, de sa majorité absolue à la Chambre des communes.

Selon un sondage Opinium pour l'Observer publié dimanche, la cote de popularité de la première ministre s'est effondrée: 51% des personnes interrogées désapprouvent désormais son action contre 31% seulement sont d'un avis contraire.

Dans le même temps, la popularité du dirigeant travailliste Jeremy Corbyn, sorti conforté du scrutin du 8 juin, a connu une évolution contraire, avec 42% d'opinions favorables contre 38% d'opinions défavorables.

Le chef de file du Labour, qui a pris la parole samedi à Londres devant plusieurs milliers de manifestants anti-austérité, a réaffirmé que "Theresa May n'avait aucun mandat pour poursuivre l'austérité".

Exit du Brexit

Par ailleurs, selon l'hebdomadaire Sunday Telegraph, des représentants du patronat britannique auraient été informés en juin qu'il était possible que Theresa May se retire cette année des négociations sur les termes financiers du Brexit.

Le journal ne dit pas comment il s'est procuré ses informations mais fait état d'une réunion qui s'est tenue le mois dernier autour d'un proche conseiller de Mme May. Le Sunday Telegraph précise que ce représentant du gouvernement a depuis quitté ses fonctions dans le cadre du remaniement consécutif au scrutin du 8 juin.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès des services de la première ministre, et un membre du cabinet May, cité par le Sunday Telegraph, assure qu'un retrait des négociations, officiellement lancées le 19 juin dernier à Bruxelles, n'entre pas dans les plans du gouvernement britannique.

Néanmoins, écrit encore le Sunday Telegraph, cette réunion a servi à faire passer le message aux représentants du patronat et de la City que Theresa May pourrait claquer la porte des négociations.

L'initiative, ajoute le journal, serait à "usage intérieur" et viserait à montrer aux Britanniques que leur première ministre est prête à aller au conflit sur la "facture du Brexit", la somme que Bruxelles souhaite faire payer à Londres, intégrant notamment les engagements financiers pris par la Grande-Bretagne dans le cadre du budget pluriannuel de l'Union européenne. Cette facture pourrait se chiffrer en dizaines de milliards d'euros. Le chiffre de 100 milliards est avancé par certains responsables européens.

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ATS