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Le canton de Berne ne va pas modifier son système d'exécution des peines après avoir pris connaissance de l'enquête Rouiller sur la fuite d'un détenu incarcéré dans le canton de Neuchâtel. Mais il préconise une harmonisation de la réglementation des sorties.

Une semaine après la publication du rapport de l'ancien juge Claude Rouiller, le conseiller d'Etat bernois Hans-Jürg Käser estime qu'il n'y a pas lieu de procéder à des changements dans l'organisation et le traitement des dossiers du système d'exécution des peines. Selon Berne, le rapport ne met en effet pas en évidence de "défaillances fondamentales" dans son système.

L'évasion de ce détenu de 65 ans lors d'une sortie accompagnée à la frontière du canton de Vaud avait tenu en haleine la Suisse. Après une cavale de plusieurs jours, le fugitif condamné pour assassinat et viols s'est rendu à la police. Cet homme, aujourd'hui détenu au pénitencier bernois de Thorberg, a déjà passé 43 ans derrière les barreaux.

Manquements

Lors de son évasion, le détenu était sous la garde de la prison de Gorgier (NE). Comme il avait été condamné par un tribunal bernois, la responsabilité de l'exécution de sa peine incombait en revanche aux autorités bernoises. Le rapport d'enquête dresse une liste de manquements imputables à la direction de la prison neuchâteloises et aux autorités bernoises.

L'enquête administrative relève l'insuffisance des informations fournies par les autorités bernoises et le transfert du détenu dans un établissement pénitentiaire ayant peu d'expérience de cas aussi difficiles. Du côté bernois, on affirme que l'autorité de placement a fait parvenir à la direction de l'établissement neuchâtelois une demande écrite accompagnée de toutes les pièces du dossier.

ATS