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Greenpeace a affirmé lundi qu'il y avait "beaucoup de pétrole" sur l'eau à proximité de la plateforme d'Elgin, théâtre d'une fuite de gaz en mer du Nord. Une accusation rejetée par le groupe français Total, qui prépare son plan d'action pour tenter d'arrêter la fuite.

"Nous sommes au milieu d'une nappe irisée huileuse. Il y a une grande quantité de pétrole sur l'eau. Il y en a partout. Cela fait plusieurs kilomètres de long et je dirais plusieurs centaines de large", a assuré un des experts de l'organisation écologiste.

Greenpeace a envoyé lundi un bateau faire des tests à la limite de la zone d'exclusion de 3,7 km instaurée autour de la plateforme en raison des risques d'explosion, selon un photographe de l'AFP présent à bord.

Selon cet expert, il s'agit d'un "accident grave". "Total doit immédiatement commencer à boucher la fuite ou la pollution ne s'arrêtera pas", a-t-il ajouté. L'organisation écologiste a effectué des prélèvements qu'elle va transmettre à un laboratoire allemand pour déterminer exactement "ce qu'était cette irisation".

Opérations de colmatage

Après l'extinction d'une torchère qui a rendu pendant plusieurs jours la plateforme inaccessible en raison des risques de déflagration, le groupe se concentre maintenant sur les opérations de colmatage.

Première étape: envoyer une équipe sur place pour faire un état des lieux. Cette équipe inclura des experts de la société américaine "Wild Well Control", spécialiste des interventions d'urgence sur les puits. Elle a notamment travaillé sur les puits en feu au Koweït pendant la première guerre du Golfe et aidé BP à combattre la marée noire dans le Golfe du Mexique en 2010.

Total devait également rencontrer dans la journée des représentants de l'autorité de sûreté britannique (Health and Safety Executive, HSE), à laquelle elle a soumis une évaluation des risques. L'avis de la HSE est purement consultatif, mais Total souhaite son approbation avant d'envoyer une équipe.

ATS