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La compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), qui gère la centrale ravagée de Fukushima, a dénoncé les nombreux problèmes de communication avec le gouvernement en raison de soucis techniques et de quiproquos. Elle a en outre réfuté avoir voulu abandonner le site en péril.

Dans un rapport publié mercredi, les responsables de Tepco ont reconnu que la situation dramatique à la centrale, à cause des dégâts provoqués le 11 mars par le séisme et le tsunami (pertes de l'électricité et des télécommunications), avaient grandement limité les contacts et la transmission des informations dans les heures et jours suivants.

"Toutefois, concernant les données obtenues depuis la centrale via le système de vidéo conférence, le siège a pu vérifier et approuver les points importants", est-il écrit dans l'épais document.

Les plus gros soucis ont, selon la compagnie, touché la communication avec les autorités locales et nationales, en raison de moyens déficients, malgré de nombreuses tentatives et personnes mobilisées.

Téléphones bloqués

Tepco se défend d'avoir manqué de transparence à l'égard de l'Agence de sûreté nucléaire et du gouvernement, affirmant avoir répondu à toutes les questions posées, transmises si nécessaire aux responsables de la centrale via le siège du groupe. Par ailleurs, Tepco met en cause l'inadaptation des lieux affectés à la gestion de crise dans les bâtiments abritant les services du premier ministre.

"Les signaux des téléphones mobiles étant bloqués dans le centre de crise, la communication avec l'extérieur était difficile. Même en empruntant les téléphones fixes, les échanges d'informations étaient limités", cite en exemple Tepco.

Les responsables de Tepco assurent aussi qu'ils n'ont jamais eu l'intention d'abonner la centrale, contrairement aux affirmations du premier ministre de l'époque, Naoto Kan, du porte-parole du gouvernement au moment des faits, Yukio Edano, et du ministre de l'Industrie d'alors, Banri Kaieda.

ATS