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La police antiterroriste turque a mené jeudi une opération contre les milieux d'extrême-gauche à Istanbul au lendemain d'une fusillade devant les bureaux du Premier ministre. Plusieurs suspects ont été arrêtés dans deux districts de la rive européenne de la ville.

L'opération lancée à l'aube visait le Parti/Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C), un groupe radical clandestin qui a revendiqué jeudi soir l'attaque survenue plus tôt dans la journée contre des policiers en faction devant le palais ottoman de Dolmabahçe.

"Nous allons briser (...) les mains levées contre les deux combattants du peuple qui ont mené une attaque contre le palais de Dolmabahçe pour réclamer justice", a souligné le groupe sur son site internet Halkin Sesis.

Deux suspects arrêtés

Deux hommes armés ont été interpellés après la fusillade, non loin du palais, lieu touristique, au bord du Bosphore. L'attaque n'a pas fait de blessés. Ils étaient en possession de grenades et fusils automatiques selon les services du gouverneur.

Les deux assaillants pourraient avoir un lien avec une attaque commise le 8 août contre les locaux à Istanbul du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur), au pouvoir depuis treize ans. Le DHKP-C avait aussi revendiqué une attaque contre le consulat américain à Istanbul, le 9 août.

La Turquie vit au rythme de violences quotidiennes depuis un attentat-suicide attribué à l'Etat islamique (EI) et qui a fait 33 morts fin juillet à Suruç (sud). Après cette attaque, Ankara a lancé une "guerre contre le terrorisme" visant l'EI et les rebelles kurdes du PKK qui, en retour, ont rompu un cessez-le-feu en vigueur depuis 2013.

Elections le 1er novembre ?

C'est dans ce contexte tendu que le pays s'achemine vers des élections anticipées, depuis que le premier ministre Ahmet Davutoglu a échoué à former un gouvernement de coalition à l'issue des élections législatives de juin.

La commission électorale turque a proposé que ce scrutin se tienne le 1er novembre, a annoncé l'agence officielle Anatolie jeudi. La proposition de la commission électorale intervient trois jours avant la date limite du 23 août pour former un gouvernement de coalition.

La Commission électorale doit encore proposer cette date aux partis politiques avant de fixer définitivement le jour du scrutin, selon Anatolie. "Les formations politiques exposent leurs points de vue sur la date envisagée et après cela, on se mettra en quête d'un accord. Les 1er et 22 novembre nous conviennent", a précisé à Reuters un cadre de l'AKP.

ATS